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 (enzo) only for tonight

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Message(#) Sujet: (enzo) only for tonight Dim 4 Juin - 13:33



So tell me you love me only for tonight, only for one night.
Enzo & Cheryl

 « Cheryl, tu m’écoutes ? » Non, je ne l’écoutais pas. Car je savais très bien pourquoi elle m’appelait. je l’avais direct senti quand j’avais ouvert les yeux ce matin-là. Que si pour beaucoup, ce n’était qu’un jour normal, pour ma famille, c’était une autre histoire. Pour moi, ce n’était pas un jour ordinaire et ce n’était pas parce qu’il pleuvait aujourd’hui que ça l’était. Je me passais une main sur ma nuque tandis que mon regard se voila dans un miroir qui ornait le salon. Pourquoi on avait déjà autant de miroir dans l’appartement ? Ah oui, c’était une idée de Liv. ça se comprenait avec son métier de mannequin de sortir de la maison toujours parfaite. Elle y tenait à son image. Et je n’avais pas trouvé quoi à redire quand elle était venue avec au moins six miroirs sous les bras lors de notre emménagement. Je ne savais pas que c’était devenu une véritable torture depuis qu’elle est partie. Qu’à chaque fois que je me regardais dans un miroir, je la voyais elle. On n’était pas des jumelles pour rien. On se ressemblait comme deux gouttes d’eau physiquement. Et cette ressemblance me faisait du mal. Car si je savais que ma jumelle était morte, chaque fois que quelqu’un qui la connaissait me regardait, je voyais dans leurs yeux à quel point Cléa leur manquait. A quel point, ils étaient nostalgiques du temps qu’elle était vivante. Encore plus quand je voyais ce genre de sentiment dans les yeux de mes parents et de mon frère. Foutu accident de voiture. « Cheryl ? » Je secouais la tête quand j’entendis la voix de ma mère à l’autre bout du téléphone. Ah oui, c’est vrai, j’étais au téléphone avec elle et je savais la raison de cet appel. C’était inévitable. « Désoler maman, tu disais ? » Je l’entendis soupirer à l’oreille. J’eus la pensée que si elle avait la possibilité de m’échanger avec Cléa, elle l’aurait fait. elle était sa préférée même si elle m’avait crié un bon nombre de fois, qu’elle aimait de la même façon ses enfants. Je devrais certainement garder cette pensée noire pour moi. Mathéo me filerait une gifle s’il savait cette pensée. Le bruit de la machine à café me sortit de mes pensées noires et j’attrapai ma tasse qui contenait un café noir fumant. C’était mon jour café. J’en avais besoin avec la journée qui m’attendait. « C’est l’anniversaire de ton père et il voudrait aller au cimetière avec toute sa famille. Tu viendras ? » Même si je n’étais pas à ses côtés, je pensais sentir le tremblement de sa voix quand elle avait dit cimetière et toute sa famille. Elle se retenait de pleurer. Si moi, j’avais perdu une sœur, elle avait perdu un de ses enfants. Chaque parents espérait mourir avant leur enfant et malheureusement un chauffard trop ivre en avant décidé autrement pour Cléa. « Je viendrais maman. Pour midi trente comme d’habitude ? » Je me giflais intérieurement. C’était une habitude qu’on avait prise avec Cléa quand on était de repas de famille. Jamais midi. Midi trente pour faire plus classe. Et malheureusement, cette fois, il y manquerait quelqu’un. « Désoler maman, c’est sortit tout seul, je ne .. » Mes excuses furent stoppées nettes par la voix de ma mère. Elle le comprenait même si elle se retenait de pleurer. Je le sentais. « Ce n’est rien Cheryl. A tout à l’heure. » Je raccrochais à son bip. Imbécile. J’avalai d’une traite mon café encore brûlant et je me fichais pas mal de la sensation de brûlure que je ressentais. Ce n’était rien à ce que j’allais endurer aujourd’hui.

Comme je m’en doutais, le pire était arrivé. À la place des conversations joyeuses à table, chacun efforçait d’être le moins triste possible. Mathéo essayait de faire de l’humour pour redonner un semblant de gaieté dans le repas et je le remerciais en silence en voyant des sourires timides apparaitre sur le visage de nos parents. Mais rien n’y faisait. Je ne me sentais pas à ma place ici. Le fait que mes parents ne me regardaient pas indirectement y jouait pour beaucoup. Ils savaient que j’étais Cheryl, mais à cet instant, ils voyaient aussi leur fille Cléa et le fait de savoir qu’ils ne la reverront plus, me faisait encore plus mal que c’était possible d’imaginer. La route jusqu’au cimetière fut silencieuse. Comme un silence de mort. Ce qui était le cas vu l’endroit où on se dirigeait. De nombreuses pierres tombales ornaient le cimetière de la ville. De nombreuses familles avaient perdu au moins un membre de leur famille. Et si avant on avait eu que ceux de nos grands-parents, maintenant une autre pierre tombale neuve étaient disposés près d’eux. La première chose que je vis fut les nombreuses fleurs qui étaient sur la tombe de Cléa. Comme si quelqu’un, chaque jour, les hydratait ou les changeait carrément pour que la tombe soit la plus belle possible du cimetière. Et ça ne me surprenait pas que ma mère y était pour quelque chose. Elle devait y passer tous les jours alors que mon père n’avait pas ce courage de le faire. Ou plus de recul. Chacun avait sa façon de surmonter un deuil. Le mien était de plonger cœur et âme dans mon boulot. Et c’était pour ça que ça me faisait encore plus mal de venir ici. Car la dernière fois que j’y étais allé, c’était à son enterrement. Je n’avais pas eu la force d’y aller avant. Je ne l’avais toujours pas, mais je le devais pour mes parents. Pour Cléa. Alors que mon cœur hurlait de partir d’ici. Et vite.

C’est pour ça que je me trouvais là à minuit passé. À sourire au videur qui me renvoya un sourire qui se voulait être charmeur avant de me laisser entrer dans la boite de nuit. Ma robe rouge moulante et dos nu devaient faire effet. Je savais que c’était le dernier endroit à lequelle je devais aller, mais j’en avais besoin. Le boulot ne m’aurait pas aidé à oublier ma journée pourrie et tous les sentiments qui allaient avec. J’avais été une bonne menteuse quand je suis parti de chez mes parents alors que Mathéo me retenait de partir. Il savait que la journée avait été difficile pour moi et que j’allais faire une bêtise si jamais je restais seule. Mais c’est ce que j’avais besoin. Besoin de perdre le contrôle. Et la boite de nuit m’était venue rapidement à l’esprit. Car disait boite disait alcool, et même si je n’étais pas fan de ses breuvages, c’était le meilleur moyen qui m’était venu à l’esprit pour oublier tout ça. La musique trop forte me tapa dans les tympans tandis que je gagnais l’un des bars. Je trouvais rapidement une place sans jouer des coudes. Comme si le bar savait que j’avais besoin de boire. D’oublier. De tout oublier. Et un barman arriva rapidement pour me demander ce que je voulais. Et la réponse tomba rapidement. Comme un signe moqueur du destin. « Un whisky Mackinlay. » Je portais un nom d’alcool alors autant le lui faire honneur. Et quel honneur je lui faisais. La première gorgée me brûla l’œsophage. La seconde un peu moins. Et la suivante avait un goût exquis. Trois verres s’enchaînèrent et je commençais à comprendre cette sensation de béatitude quand on buvait. Et j’en voulais encore. Je levais la main pour attirer l’attention du barman et un simple hochement de tête lui fit comprendre que je voulais la même chose. Encore. Et dans ma soûlerie, je ne vis pas le danger arrivé. Ou plutôt deux dangers. Et encore moins une main qui se posa sur l’une de mes cuisses. Main d’un parfait inconnu qui comprit que c’était son jour de chance. Que ce n’était pas tous les jours que je buvais et que je tenais peu l’alcool. Voir pas du tout. Non. Tout ce que je voyais était que mon verre était rempli et que je devais le finir. Rapidement pour en commander un autre.


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Message(#) Sujet: Re: (enzo) only for tonight Lun 5 Juin - 16:48


   
So tell me you love me only for tonight, only for one night.
Cheryl & Enzo

   
   
J'ai jamais été du matin, c'est toujours très dur pour moi de mettre un pied hors de mon lit, surtout lorsque je me suis couché tard la veille. Ça c'est toujours mon truc, tous les soirs je me dis que je dois me coucher tôt, et tous les matins je regrette de ne pas avoir tenu ma promesse. Je me suis envoyé en l'aire avec une jolie blonde hier soir alors forcément … Je pense, enfin plutôt je suis sûr, c'est mon statut de pilote de renom qui fait cet effet aux femmes, c'est pas dérangeant bien au contraire même. J'ai la trentaine largement passé et j'ai, je ne sais combien de femme sur mon tableau de chasse, les plus jaloux dirons que je suis un goujat avec les femmes ou bien alors une ordure de première alors que les vrais eux, dirons que je suis un champion ! Je m'en fous des femmes, je ne compte pas me marié ni même avoir des enfants comparé à ma petite sœur, enfin, demi-sœur, mais c'est pareil pour moi. J'aime pas les gosses, j'aime juste mes nièces et mon neveu et ça suffit amplement. Sérieusement, ça mesure à peine quelques centimètres et ça fait des bêtises monstrueuses, non sérieusement c'est vraiment pas pour moi et puis je serait très certainement un mauvais père alors vaux mieux éviter tout ça. Ce matin, et comme pratiquement tous les matins finalement je me lève vers neuf heures trente et au plus tard dix heures, étant le propre gérant de mon écurie je peux plutôt faire ce que je veux et j'avoue que ces horaires-là corresponde plutôt bien à mes employés, en tout cas personne ne se plain sauf peut-être mon père qui râle de temps en temps, mais c'est le rôle d'un père ça non ? Lorsque je me lève j'essaie rapidement de prendre une douche suivie d'un petit déjeuner, je peux pas non plus être trop en retard, faut pas déconner. Mon boulot d'aujourd'hui c'est de m'entraîner et d'essayer surtout ma toute nouvelle voiture pour la nouvelle saison qui va arriver très rapidement. Je suis comme un gosse en sachant ça ce matin.

Lorsque j'arrive sur les lieux, avant de faire quoi que ça soit je dois tout d'abord enfiler ma combinaison, j'en aurais également une toute nouvelle pour la saison prochaine avec en prime un casque nouvellement customisé. Je suis sûr, je vais faire un tabac avec tout ce renouvellement. Il est temps pour moi de passer aux choses sérieuses, et de commencer donc par faire quelques tours de piste avec cette nouvelle voiture. La première impression est plutôt bonne, elle est spacieuse, mais pas trop, les couleurs me plaise intérieur comme extérieur tout semble être parfait. Elle est puissante également c'est un même le plus gros critère celui-ci. C'est après avoir fait une dizaine de tour que je la dépose à l'écurie où je signe pour avoir cette voiture la saison prochaine. Essayer n'est pas tout ce que j'ai à faire aujourd'hui, je dois reprendre ma voiture habituelle pour m'entraîner sérieusement cette fois-ci puisqu'à la fin du mois j'ai un déplacement au Canada pour le fameux grand prix. Hors de question de perdre, évidemment ! Entre temps, je reçois de la visite, ma sœur et ses mômes sont là je sais pas encore exactement ce qui s'est passé avec son mec, ils viennent tout juste de revenir en ville et j'ai pas encore eu vraiment le temps pour discuter de tout ça, mais je sens très bien qu'il se passe quelque chose de bizarre. J'en parle pas devant les enfants, je manque pas mal de tact, mais je sais quand même ce que je peux et ne peux pas faire devant eux. Les deux petites filles ne s'intéressent pas énormément aux voitures, mais le p'tit dernier, même si c'est encore qu'un bébé semble être plutôt attiré par ce qui possède quatre roues, peut-être un futur petit champion comme tonton, qui sait.

Je ne compte pas les heures que je passe à l'écurie, mais je sais qu'aujourd'hui lorsque j'en ressors il fait nuit, mais c'est pas grave puisque c'est moi le patron, l'avantage, la liberté aussi finalement. Je ne sais pas exactement quelle heure il est puisque je ne possède pas de montre, mais je décide de rentrer chez moi pour manger puisque j'ai légèrement faim. Comme toujours, je mange ce qui me passe sous la main puisque la cuisine et moi nous ne sommes vraiment pas ami et au diable le régime alimentaire. Je sais encore une fois, comme hier justement, qu'il faudrait que je me couche tôt, au moins une fois dans la semaine ça serait plutôt pas mal, mais non je décide de ressortir après une nouvelle douche. Cette fois-ci je suis habillé beaucoup plus classe puisque c'est pour me rendre en boîte de nuit, j'ai besoin d'une nouvelle proie pour habiter mon lit ce soir. J'utilise toujours la même technique, je me rends au comptoir histoire d'avoir une vue d'ensemble des femmes présentes. Bizarrement ce soir j'en reconnais une et semble déjà être pas mal éméchée. « Je savais qu'on se retrouverait tous les deux ! »
   
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Message(#) Sujet: Re: (enzo) only for tonight Mar 6 Juin - 23:12



So tell me you love me only for tonight, only for one night.
Enzo & Cheryl

Vous avez déjà eu cette impression où le monde se liguait contre vous ? Qu’il se met en quatre pour vous faire passer une sale journée ? Que quand vous pensez que c’était fini, qu’il ne peut pas faire pire, il vous prouve le contraire ? Que vous êtes sa victime de la journée et peu importe si vous êtes d’accord ou que vous refusez, vous serez quand même sa victime. Et si c’est le cas, la seule chose qu’il faut faire, c’est de prendre son courage à deux mains et attendre. Attendre que le pire n’arrive sans vous effondrer avant. Que vous êtes forte et que vous pouvez lui lancer un doigt d’honneur en lui disant d’aller se faire foutre à la fin de la journée. Que même s’il vous mettait de nombreux et pires obstacles qui soient, vous vainquiez. Quoi qu’il en coûte. Que vous êtes forte, plus fort que lui et qu’il est bon qu’à trouver une nouvelle victime. Et qu’il aille surtout se faire foutre.

Tout ça, je l’avais pensé quand je m’étais souvenu de quel jour on était. Encore plus quand ma mère m’avait appelé pour me demander si je serai présente. J’avais pris mon courage à deux mains quand j’étais monté dans la voiture de mes parents pour nous rendre tous, au cimetière. Je ne sais pas encore où j’avais trouvé le courage de fouler le pas du cimetière jusqu’à la tombe de Cléa, mais je l’avais trouvé. Je l’avais fait. J’avais vaincu le destin. J’étais forte. Je rigolais en levant mon verre à je ne sais qui dans la salle. On devait me prendre pour une conne ou une qui avait trop bu d’alcool et ils avaient raison. Je ne savais pas combien je m’étais enfilé de verre depuis que j’avais décidé de venir en boîte de nuit seule. Trois si ce n’est cinq. Mais j’avais besoin. Liv m’avait toujours répété que l’alcool était du courage en liquide. Le remède à tous les problèmes. Les médicaments à toutes les blessures. Même les plus profondes. Et bordel, qu’est-ce qu’elle avait raison ! Je remuais mes fesses sur ma chaise en levant mon verre pour le boire. Merci Liv, tu es la meilleure. Ce n’était pas pour rien que c'était ma meilleure amie. Je devais l’écouter plus souvent. Elle avait de bonnes idées quand elle voulait. Comme quoi les mannequins n’étaient pas toutes des femmes sans cervelles et superficielles à souhait. Y en avait des intelligentes et Liv en faisait partit. Je devrais peut-être lui envoyer un message pour lui dire de me rejoindre. Je suis sûr qu’elle serait partante pour boire un verre. Elle ne refuse jamais un verre d’alcool. Ça s’était plutôt moi. Avant cette journée pourrie. Je posais l’une de mes mains sur une de mes cuisses et rencontra le tissu de ma robe. Je gloussais. C’est vrai que j’avais décidé de mettre une robe pour être sûr de passer. Alors, où pouvait bien être mon portable ? Je fronçais les sourcils en faisant tourner mon verre. Les glaçons grincèrent quand ils rencontrèrent le verre. Je me revoyais enfiler ma robe et de jeter mon porte-feuille dans ma veste en cuir. Et mon portable avait dû suivre le même chemin à moins qu’il soit assis tranquillement dans un des canapés du salon. Attendant que je daigne l’attraper. Dans tous les cas, je n’avais pas mon téléphone. Et merde. Il me fallait un verre. Ah non, j’en avais déjà un.

Le liquide ambré descendu dans mon œsophage et je soupirais d’extase. Je me rappelais n’avoir jamais vraiment trop apprécié le whisky. Le comble pour quelqu’un qui portait le nom d’un whisky, mais que voulez-vous, je trouvais cet alcool trop masculin. Trop amer pour la femme que j’étais. Je m’étais trompé. Le whisky, c’est la vie et sans me rendre compte, je vidais mon verre cul sec en rejetant ma tête en arrière. Je me fichais de l’image que je donnais. La fille bourrée qui se saoulait à coup de whisky. Et encore moins que des gens mataient ma poitrine vue la position que j’avais prise. Je sentis une main se poser sur ma cuisse et je tournais la tête pour rencontrer un parfait inconnu. Qu’est-ce qu’il me voulait celui-là ? Qu’il enlève sa main illico presto. Je posai ma main sur la sienne avec l’attention de la lui enlever, ce que je fis quand une voix raisonna à ma gauche. Cette phrase que je connaissais par cœur. « Je savais qu'on se retrouverait tous les deux ! » Vous vous souvenez de l’impression que rien de pire pouvait, vous arrivez, car vous avez déjà connu le pire avant ? Je m’étais trompé. La cerise sur le gâteau était arrivée. Ah moins que ça soit mon imagination qui me faisait des tours ou plutôt la quantité d’alcool que j’avais dans le sang. Ouai, ça ne pouvait être que ça. IL ne pouvait pas être là. Pas dans la même boite alors que Weymouth en disposait de plusieurs. Non. Il ne pouvait pas être là. Dans cette pensée, je tournais la tête et tombai sur le plus beau visage que je connaissais. J’ouvris grand les yeux, stupéfaits de le voir bel et bien ici et d’avoir pensé une telle chose de lui. Je baissai le regard pour le détailler de la tête aux pieds et mit cette observation sur le compte de savoir qu’il était là. Et non pour le mater délibérément. Même s’il fallait le reconnaître sa tenue lui allait à ravir. Diablement à ravir. Et … « Putain, j’ai besoin d’un verre !  » Bourrée, je ne pensais pas l’avoir dit à haute voix et pourtant, le verre arriva rapidement vers mes mains. Comme par magie ou par talent du barman qui savait exactement ce que je voulais et tant pis si ce n’était pas bien de boire autant. J’en avais besoin pour me vider les pensées que j’avais eues en le regardant. Le liquide me fit immédiatement du bien. Mais malheureusement, il était toujours là. Sur je ne sais combien de milliers d’habitants, il fallait que je tombe sur mon Mr Arrogant dixit Enzo Spencer. Enfin tombé, c’est plutôt lui qui m’avait repéré et m’avait abordé. Et semblait attendre quelque chose. Ah oui, ma réponse. Une gorgée du courage liquide ne me ferait pas de mal et j’en avalai une juste avant de me retourner vers Enzo. « Je ne pensais pas que c’était votre genre de traquer le moindre de mes faits et gestes pour savoir où j’étais. On ne vous a pas dit que c’est illégal ce genre de choses ?  » Fière de mes deux répliques, je buvais une nouvelle fois une gorgée de mon verre. Comme quoi tout ce qu’on disait à propos de l’alcool, c’était vrai.

Ça vous shootait au courage. Et je ne voyais aucun inconvénient à ça. Même le mal de crâne du lendemain ne m’effrayait pas. Car je pourrai dire que j’avais une nouvelle fois envolée boulé Enzo. Sobre ou bourrée, le résultat était le même. Enfin. Je ne lui aurai certainement, mais vraiment pas fait ça sobre. Je ne savais pas comment j’avais fait pour ne pas tomber à la renverse, mais je l’avais fait. Un sourire idiot naquit sur mes lèvres quand j’enlevai la cravate qu’il avait mise négligemment autour de son cou, lui donnant le look de bad boy qu’il était. Et je me la posais autour du cou en reprenant de mon autre main mon verre encore rempli d’alcool. « Vous êtes plus canon ainsi. » Et merde. J’ouvris grand les yeux quand je remarquais ce que je lui avais dit et ma bouche se posèrent rapidement sur mon verre. Merde. Merde. Merde. Quelqu’un dirait que l’alcool me montait à la tête, mais ce n’était pas vrai. J’ai besoin de boire. Et surtout de pas le regarder, car je savais que je reverrai le sourire arrogant qu’il avait affiché la première fois qu’on s’était rencontré. Ce sourire arrogant que j’avais envie d’effacer. Et je devais vite changer de sujet avant qu’il ose dire quelque chose. « Qu’est-ce que vous faites là d’abord ?  » Mouai. Pas fameux comme changement de sujet surtout avec ce que je lui avais dit en premier. Mais bon. On n’avait pas dit que l’alcool rendait les gens intelligents ou censés. Juste courageux. Et j’avais besoin de ce putain de courage pour être en sa compagnie. Et ne pas le regarder ni voir les femmes lui jeter un coup d’œil intéressé en passant près de nous. Car il y en avait, je le sentais. Et ça m’énervait sans que je comprenne le pourquoi du comment ça m’énervait. Et quoi de mieux qu’une gorgée d’alcool pour répondre à cette question sans réponse ? Mon verre buta contre mes lèvres et je bus. Courage viens à moi. J’en ai vraiment besoin. Mais genre là tout de suite. Maintenant. Car je savais qu'Enzo n'allait pas partir aussi vite qu'il était venu. Ce n'était pas ce genre. Je le connaissais. Et ça me plaisait. Merde.



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Message(#) Sujet: Re: (enzo) only for tonight Mar 13 Juin - 17:14


   
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Lorsque les courses approchent je dois suivre des règles plus ou moins strict, en réalité c'est aussi quelque chose que je m'impose moi-même. Je suis mauvais perdant, très mauvais perdant alors il est évidemment impossible pour moi de finir dernier. Les contrôles sont très stricts avant les courses et je ne veux faire aucune erreur, je n'accepte d'ailleurs aucune erreurs dans mon écurie et jusque là tout fonctionne plutôt bien. Pas de drogue, pas d'alcool ou alors très peut en soirée, pas de bêtise de ce genre, je suis bon dans mon domaine, je gagne des titres en pagaye et je ne veux absolument pas en perdre un ou alors me faire discréditer auprès de mes fans, impossible. Ouais je peux paraître invivable comme ça, mais de toute façon qui ça gêne étant donné que personne ne partage ma vie de manière fixe ? Mes parents m'ont souvent reproché d'être trop ceci ou trop cela, mais c'est plus fort que moi et je pense qu'ils ont fini par m'accepter comme je suis. De même pour mon entourage, les débuts n'ont pas été simple non plus, passer de fils unique complètement délaisse à grand frère avec pleins de cousins cousines ça fait quand même un sacré choc.

Enfin bref ce soir je suis là pour m'amuser, non pas avec de l'alcool plein le corps, mais plutôt avec des femmes ce genre d'endroit est mon terrain de chasse même si en temps normal j'ai pas besoin de venir ici pour trouver quelqu'un avec qui passer la nuit. Je sais pas trop au départ qu'est-ce que je fous ici, mais très vite lorsque je repère une demoiselle en particulier je me dis que le destin joue plutôt bien de nous. Est-ce que le fait de tomber sur elle veut dire que je vais terminer ma nuit avec elle ? Bien évidemment j'ai clairement envie de l'avoir dans mes draps, mais pas comme ça, pas aussi facilement elle, elle est vraiment différente des autres. Ça va être une première pour moi, mais je vais devoir apprendre à gérer mes envies, mes pulsions et tout de suite là, comme ça, je sais pas du tout si je vais y arriver. Un nouveau challenge s'offre à moi je pense bien. Je décide de m'approcher d'elle comme ci de rien était et de lancer la phrase plus ou moins bateau, enfin plutôt la première qui me vient en tête, « Putain, j'ai besoin d'un verre ! » est sa réponse lorsqu'elle me voit. Je ne sais pas vraiment comment le prendre, est-ce qu'elle a besoin d'un verre pour oublier que je suis ici ou bien est-ce qu'elle a besoin d'un verre pour prendre du courage et ''m'affronter'' ? Quoi qu'il en soit je reste tout de même là, à côté d'elle la regardant se bourré la gueule visiblement. « Je ne pensais pas que c'était votre genre de traquer le moindre de mes faits et gestes pour savoir où j'étais. On ne vous a pas dit que c'est illégal ce genre de choses ? » J'arque un sourcille l'écoutant dire sa phrase jusqu'au bout, comme si j'avais que ça à faire. Je décide pour le coup de lui répondre quand même, sans filtre. « Parce que vous pensez vraiment que je suis là pour vous ? » Lui demandais-je avec mon éternel sourire hautain sur les lèvres.

Je comprends pas vraiment ce qu'elle fait ici, mais surtout pourquoi elle se saoul comme ça. Peut-être à cause d'une mauvaise nouvelle ou alors tout simplement d'une mauvaise journée, j'ai pas à savoir de toute façon je ne suis pas là pour faire du baby-sitting et je suis encore moins assistante sociale. Alors que je reste toujours au même endroit, la jolie brune se lèvre comme par miracle pour s'approcher de moi et prendre ma cravate. Dans quel but ? « Vous êtes plus canon ainsi. » Me dit-elle tout en se la mettant sur elle. Effectivement, l'alcool ça n'est pas que de l'eau ! Au moins à présent je sais qu'elle me trouve canon et il faut être honnête, je suis ravi de le savoir. Cette fois-ci c'est un sourire hautain qui s'affiche, mais un sourire de satisfaction tout simplement. Je serai tenté de dire que je retourne le compliment et d'ailleurs ça me brûle les lèvres, mais je vais me retenir puisque je n'oublie pas qu'elle est tout de même sous l'effet de l'alcool. « Qu'est-ce que vous faites là d'abord ? » Cette fois-ci je m'assois tout simplement à côté d'elle tout en croisant les bras sur le comptoir. « Je chasse ! » Lui dit-je le plus calmement du monde, « Et vous ? … A part vous bourrer la gueule ? »
   
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Message(#) Sujet: Re: (enzo) only for tonight Jeu 15 Juin - 20:57



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Enzo & Cheryl

Boire m’avait paru une bonne solution pour oublier ma journée merdique. Pour oublier la triste vérité. Qu’elle n’était plus là et ne reviendrait jamais. Liv m’avait toujours dit qu’une gueule de bois de temps en temps ne me ferait pas de mal. Que je pouvais lâcher prise de temps en temps. Que j’en avais besoin. La seule chose qu’elle ne m’avait pas informé était de ne pas traîner seul dans ce genre d’endroit et qu’une fois bourré, entre votre cerveau et votre bouche, il n’y avait plus de filtre. Je l’appris quand mes yeux rencontrèrent les siens. Deux joyaux tels des topazes soleils que je connaissais par cœur. Le tout dans un corps à faire jalouser un saint. Une part de moi avait espérer qu’en venant ici, je le trouverais. Que c’était bien dans ce genre d’endroit qu’Enzo Spencer traînait pour évacuer la tension des projecteurs. Et je ne m’étais pas trompé. Le premier réflexe que j’eus quand il m’avait abordé avec cette phrase qu’il m’avait sorti quand il avait usé de son nom pour m’avoir comme agent de sponsoring fut d’avaler d’un verre. Et d’attaquer. L’alcool m’avait juste oublié qu’il était très bon dans ce petit jeu. Que si quelqu’un l’avait créé, c’était bien lui. Et il n’attendit pas longtemps pour me le faire rappeler. « Parce que vous pensez vraiment que je suis là pour vous ? » Un sentiment que je connaissais me submergea. Du moins, un sentiment que je n’aurai jamais dû ressentir pour lui. Jamais. Je me l’étais promis. Et il me l’avait fait redécouvrir. Le pincement au cœur. La douleur. La déception. Comme si ses paroles m’affectaient. Comme si j’étais contente s’il m’avait avoué qu’il était là pour moi. Comme s’il comptait à mes yeux. De drôle de pensées passaient dans ma tête et je trouvais bêtement le moyen de les arrêter en buvant. Ses sentiments me faisaient penser aux fois où les gens préféraient Cléa à moi. Aux personnes qui s’excusaient après que je leur ai dit que j’étais Cheryl et non ma sœur. Un sentiment que je connaissais que trop bien. Et qui revenait par sa simple réplique. Je rigolais nerveusement. Si Cléa était encore vivante, j’étais sûr qu’il l’aurait choisi. J’étais habitué à être dans l’ombre de ma sœur. Et ça continuerait toujours. La seule pour qui j’étais importante, c’était ma meilleure amie Liv. Et je ne comprenais pas pourquoi j’étais triste de ne pas l’être aussi pour Enzo. « Oublier ce que j’ai dit, j’ai l’habitude d’être importante pour personne, ça ne va pas changer maintenant. » La capitulation. On disait que l’alcool, c’était du courage en liquide. Ça l’était oui, mais c’était aussi un révélateur de vérité et de capitulation. Je savais que si j’avais toute ma tête, je ne lui aurais pas dit ça. Que j’aurai contre-attaqué. Et non limite arracher sa cravate pour la mettre autour de mon cou pour lui dire que je le trouvais canon. Non. Non et non. Où était passée ma fierté ? Ma hargne de répondre ? Au fond de mes nombreux verres vide probablement. Et je bue une nouvelle gorgée pour affirmer tout ça.

La musique semblait s’être calmée depuis qu’il s’était installé à mes côtés. Comme si sa simple présence étouffait le bruit étourdissant qui passait dans la boite de nuit. Il avait donc ce pouvoir de vous plonger dans une bulle sans vous en rendre compte. Et il fallait que je trouve un moyen de la conserver. Non de l’éclater. Je lui avais demandé bêtement sa raison de sa venue en boite de nuit. Même si je connaissais très bien la raison. S’il était ici, c’était que pour une seule raison. L’une dont sa réputation le précédait et que les journalistes adoraient immortaliser d’un cliché. Et Enzo me confirma mes pensées. « Je chasse ! » Je levais les yeux au ciel à sa réponse. Une douleur au ventre me traversa. Pourquoi sa réponse me laissait un goût amer au fond de la bouche ? Pourquoi j’avais espéré une autre réponse de sa présence ici ? Je secouais la tête chassant ses questions et ses émotions incompréhensibles. Les seules émotions que j’arrivais à distingués parmi celle-ci fut la colère et la non-surprise de ses paroles. Et les deux réunis me firent pousser des ailes. « Pourquoi ça ne m’étonne pas de vous ? Et vous êtes sûr de repartir avec quelqu’un, je présume. » Rigolais-je nerveusement en tournant la tête pour le regarder. Bien sûr qu’il était venu pour ça. Pour se trouver une nouvelle conquête d’un soir et la jeter le lendemain comme s’il se servait d’un kleenex usagé. Et il devait avoir aucun souci à se faire sur ce côté-là. Il n’y avait pas besoin de voir les femmes qui le regardaient pour savoir qu’il dégageait cette aura séductrice. Cette aura de vilain garçon que toutes femmes espéraient le faire tourner du bon côté. Derrière lui, des femmes le regardaient. Fasciné, prête à écarter les cuisses au moindre de ses mots. Il savait attirer les regards et mêlé à sa notoriété publique, il n’y avait aucune chance qu’il ne reparte pas avec une femme à son bras en sortant de la boite de nuit. Ah moins qu’une femme l’attendait dans son lit. Un sentiment que je ne connaissais pas se forma au creux de mon ventre. Une qui me fit grincer les dents. Qui me donnait des idées assassines destinées aux femmes qui le regardaient sans aucune honte. Un sentiment que je connaissais que trop bien et qui avait été destiné auparavant à ma jumelle. La jalousie. Et je ne comprenais pas pourquoi, je le ressentais là maintenant envers elles. Ce sentiment d’incompréhension me mit mal à l’aise et ma réaction première fut d’avaler une gorgée de mon whisky. Rapidement au point de me faire légèrement tousser. Et il souriait toujours. Le premier sourire qu’il m’avait fait après m’avoir sauvé ce soir-là alors que j’étais enfermé dans un local publicitaire. Je l’avais directement détesté. Comme si le monde lui obéissait. Qu’on était rien par rapport à lui. Et il l’affichait à cet instant. Et je n’avais qu’une envie, c’était de … « J’ai envie de vous arracher ce sourire hautain sur votre visage. » Je ne me suis pas rendu compte que je l’avais pensé à haute voix. J’étais plus occupé à jeter un regard noir sur son sourire justement. Qu’est-ce que je le détestais bon sang. La première pensée fut de trouver une réplique cinglante pour qu’il arrête de sourire. Mais une petite voix dans ma tête me souffla l’idée de camoufler ce sourire par mes lèvres. À cette pensée, mes yeux s’ouvrirent en grand et je retrouvai le goût de mon whisky dans ma bouche. C’était l’alcool qui me faisait penser des choses idiotes comme ça. Et non parce que j’ai envie de l’embrasser. Je devais arrêter de boire. Oui avant que mon sens relationnel parte en fumée. Et aussi par la même occasion arrêter de fixer Enzo comme cela.

Je tournais la tête et posai mon regard sur mon verre. Honteuse d’être prise en fluage. Peut-être qu’il allait me laisser tranquille. Qu’il allait partir à la chasse comme il me l’avait si bien dit. Alors, pourquoi une petite voix dans ma tête lui hurlait de ne pas partir. De rester. D’être contente qu’il reste à mes côtés plutôt que d’aller vers d’autres femmes qui n’attendaient que ça d’ailleurs. Je ressentais ce sentiment quand il me retourna la question. « Et vous ? … A part vous bourrer la gueule ? » Pourquoi j’étais là déjà ? Comment avait-il eu ce pouvoir de me faire oublier la raison de ma saoulerie. L’image d’un Enzo hypnotiseur ou magicien me traversa l’esprit et je souris béatement. Même avec un chapeau sur la tête ou une montre au bout des doigts, il serait canon. Mon regard se porta sur une vitre que la boite de nuit avait mise à disposition vers ses bars. Je tombais sur mon reflex qui me rappela aussitôt pourquoi j’étais là. Et j’oubliai ma pensée précédente d’arrêter de boire en buvant une nouvelle gorgée de mon verre. Que si j’étais là, c’était pour une seule raison. « Pour l’oublier. » Même morte, elle me pourrissait la vie. Je n’avais jamais détesté ma jumelle. Non. Je l’avais juste jalousé. Tellement jalousé que j’avais eu ce petit sentiment de satisfaction quand mes parents m’ont annoncé que Clea était morte. C’était un sentiment horrible de ressentir de la joie quand votre jumelle était enterrée six pieds sous terre. De se dire que maintenant, vous ne serez plus son ombre. Que vous allez enfin vivre pleinement votre vie. « Je suis horrible. » Pensais-je à voix haute en jouant avec la cravate d’Enzo autour de mon cou. Ouai et je ressentais aucune satisfaction maintenant d’avoir pu ressentir cela. Mes parents me détesteraient s’ils savaient cela. Mathéo, mon grand frère, me rejetterait à coup sûr. Et je devais penser à autre chose plutôt que de penser à elle.

Une musique que je reconnaissais me fit tourner la tête vers la piste de danse. Sur un milliard de musiques, ils avaient fallu qu’il mette cette musique. Comme si le monde était contre moi et s’amusait à me faire rappeler ce que j’avais perdu. Qui j’avais perdu. Cette chanson me rappelait des souvenirs d’enfance. Celles où on dansait comme des folles avec Cléa, insouciante que des années plus tard, j’allais ressentir cette jalousie de l’avoir comme jumelle. Et ça me brisa le cœur. La nostalgie était le pire sentiment qu’on pouvait ressentir en ayant perdu quelqu’un. Le destin était sadique putain et mon verre était vide. Je cherchais le regard de mon barman attiré. Il était occupé à servir un groupe de dix personnes de l’autre côté du bar. Mon verre n’allait pas venir tout de suite. Et j’en avais besoin pour oublier cette douleur. « Vous devriez partir. Vous trouverez meilleur compagnie ailleurs. Et on sait tous les deux que je ne suis pas votre type. Vous devriez plutôt aller là-bas, y a des tas de blondes qui sont prêtes à écarter les jambes aux moindres de vos mots. » Lui dis-je en joignant d’un geste du visage en direction des femmes qui le regardaient derrière nous. Vulgaire. Le manque d’alcool me rendait vulgaire putain. Et je ne savais pas qu’en disant cela, je lui avais en partie révélé que j’avais fait des recherches sur lui. On disait que la vérité sortait de la bouche des enfants. Non. Elle sortait de la bouche des personnes ayant abusé de l’alcool. Comme moi en ce moment. Si l’alcool n’aidait pas à me faire oublier Cléa, peut-être que … « Je devrais peut-être faire pareil que vous. Chassez pour oublier qu’elle n’est plus là. » Je regardais la piste de danse et me fis à l’idée qu’elle m’appelait. Le barman n’arrivait toujours pas. Et la douleur était toujours présente. Je regardais la piste de danse et me fis à l’idée qu’elle m’appelait. Peut-être que là-bas, elle partirait ?




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Message(#) Sujet: Re: (enzo) only for tonight Sam 17 Juin - 17:35


   
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Cheryl & Enzo

   
   
Cette fille, je ne la connais pas depuis longtemps, en réalité je ne la connais pas du tout même. J'ai jamais appris à connaître une fille puisqu'elle ne passe pas plus de 24 heures avec moi en général alors pourquoi perdre du temps à se raconter sa vie ? J'ai pas besoin d'entendre les malheurs ou bien les joies des gens moi, je m'en fiche ça ne m'intéresse pas vraiment le social c'est bien pour ça d'ailleurs qu'entre autre, j'ai une secrétaire. Je suis cruel ? Oui je sais bien, mais je n'y peux rien c'est comme ça, j'ai été fait comme ça et c'est à croire que mon adoption n'a pas vraiment changé quelque chose là-dedans. Quoi qu'il en soit, je vis de ma passion, je suis plutôt riche, je voyage et j'ai des femmes à gogo alors pas besoin de se prendre la tête, de quoi aurais-je besoin en plus ? Rien du tout ! Cette boîte c'est l'un de mes terrains de chasse, peut-être pas le favori c'est sûr, mais c'est tout de même un bon endroit. Cette fois-ci c'est sur elle que je m'arrête. Ouais bien sûr je veux la mettre dans mon lit, mais comme ça, pas aussi facilement ça serait bien trop simple, elle est d'ailleurs la seule que j'ai envie de désirer vraiment. « Oublier ce que j'ai dit, j'ai l'habitude d'être importante pour personne, ça ne va pas changer maintenant. » Je pensais que mon petit pic l'aurait agacé plus que ça. Peut-être que l'alcool la rend triste, dans ce cas je partirais bien loin au moment même où elle commencera à me raconter sa vie en détails. Limite avec une tête triste, je décide enfin de me poser à ses côtés. « C'est tout ? Je suis déçu là je m'attendais à mieux comme répartie quand même ! »

Je ne cache pas pourquoi je suis ici, elle devrait le savoir même, mais peut-être qu'elle cherche juste une confirmation. Oui je suis un salopard avec les femmes, c'est pas une légende c'est la vérité et pourquoi je me cacherais ? Je suis majeur, les femmes qui s'offrent à moi le sont aussi d'ailleurs, si je reste trop à ses côtés je suis sûr qu'aucune n'osera s'approcher de moi. Lorsque je lui avoue que je suis donc ici pour ça, j'observe son visage et je remarque une sorte de grimace sur ses lèvres. Je n'arrive pas vraiment à distinguer si c'est plutôt du dégoût ou bien alors de la jalousie … c'est plutôt flou. « Pourquoi ça ne m'étonne pas de vous ? Et vous êtes sûr de repartir avec quelqu'un, je présume. » Et au même moment lorsque je tourne furtivement la tête je peux remarquer que des regards sont braqués sur moi, par des femmes évidemment alors je ne peux que sourire. « Bien sûr ! Un seul mot et elles sont à moi ! » J'hydrate alors mes lèvres en passant ma langue dessus, ce que les femmes ne manquent pas de voir évidemment. « J'ai envie de vous arracher ce sourire hautain sur votre visage. » Violente ou bien alors franche ? Je pencherais pour les deux et finalement j'aime bien ses deux côtés, c'est bien la première fois qu'une femme me tient autant tête. Elle doit promettre au lit cette femme-là ! Bon sang, rien que cette idée me fou la chaire de poule ! « Dites plutôt qu'il vous donne envie d'embrasser mes lèvres, ce serait plus juste. » Là je m'avance peut-être un petit peu trop, mais tant pis maintenant puisque c'est dit. Puisqu'elle me questionne, je pense avoir le même droit, alors je ne me gêne pas pour demander, « Pour l'oublier. Je suis horrible. » Je ne sais pas de quoi ni de qui elle parle, mais la première idée que j'ai en tête c'est d'un homme, son ex peut-être ? Les filles qui essaient d'oublier en buvant et faisant n'importe quoi c'est possible aussi, ça existe ça c'est déjà vu et quelques-unes ont déjà oublié leur ex avec moi d'ailleurs. Voilà pourquoi les boîtes de nuit ne sont pas si mal pour ne pas finir la nuit seul. « Vous vous êtes fait larguer. »

Je suis en train de perdre mon temps avec elle puisqu'elle ne sera pas à moi ce soir. J'ai ce besoin d'avoir une femme avec moi pratiquement tous les soirs et pourtant ce soir-là il y a quelque chose qui me retient, qui me dit de ne pas la laisser là pas toute seule et je ne saurais pas en expliquer davantage. « Vous devriez partir. Vous trouverez meilleur compagnie ailleurs. Et on sait tous les deux que je ne suis pas votre type. Vous devriez plutôt aller là-bas, y a des tas de blondes qui sont prêtes à écarter les jambes aux moindres de vos mots. » Cette petite révélation m'intrigue. Des blondes ? Pas mon type de femme ? J'arque alors un sourcille en la regardant. « Qui vous dit que vous n'êtes pas mon style de femmes ? » Je décide de m'arrêter là pour ça, histoire de voir d'abord sa réaction. « Je devrais peut-être faire pareil que vous. Chassez pour oublier qu'elle n'est plus là. » Elle ? Une femme … donc elle est attirée par les femmes ? C'est peut-être pour ça alors qu'elle dit qu'elle n'est pas mon style de femme ? Trop de questions dans ma tête là. Je décide de la suivre et de ne pas la lâcher.
   
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Message(#) Sujet: Re: (enzo) only for tonight Sam 24 Juin - 0:46



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Enzo & Cheryl

L’alcool me faisait dire de drôles de choses. La dernière en date était d’avoir avoué à Enzo Spencer que j’aimerais lui faire enlever son sourire hautain de son visage. Je n’avais pas dit comment. Il existait plusieurs façons d’enlever un sourire. Par une réplique bien cinglante et bien sentie. Par une gifle certes, c’était une manière forte, mais une manière qui marchait à merveille. La plus enfantine en lui cachant par une main sa bouche. Mais Enzo avait sa manière à lui et ne sembla pas gêner de me le faire remarquer. « Dites plutôt qu'il vous donne envie d'embrasser mes lèvres, ce serait plus juste. » Je recrachai ce que j’avais commencé à boire dans mon verre. Par surprise. Choquée par ses paroles. Bien sûr, il y avait cette méthode-là aussi et il semblait être fier de lui de me l’avoir dit. Comme si je rêvais de l’embrasser. Lui. Non. Il pouvait rêver. Si un de nous deux qui voulaient embrasser l’autre, c’était plutôt lui vu sa liste de conquêtes qui devaient ressembler à un roman vu le nombre d’aventures qu’il a eu dans sa vie. Oui. C’était lui qui rêvait de m’embrasser. Et non l’inverse. Alors, pourquoi mon regard se posa sur ses lèvres une nouvelle fois suite à sa remarque ? Pourquoi, je me mordis ma lèvre inférieure comme si je voyais la plus belle chose que je n’avais jamais vue sur Terre ? Comme si je mourais d’envie d’y poser mes lèvres ? D’appliquer ses paroles. Je ne savais comment, mais j’avais fini par me pencher vers Enzo au point que mes lèvres se rapprochaient dangereusement des siennes. Ma tête me hurla que je faisais une bêtise à temps. Mes lèvres remontèrent et se posèrent une fraction de seconde sur son nez d’un bisou esquimau avant de venir vers ses oreilles. Comme pour lui chuchoter un secret. « Vous ne connaîtrez jamais la réponse à cette question à moins que vous me fissiez boire encore plus que je le fais déjà moi-même. Tenté ? »  Et pas besoin d’être divin pour sentir les regards haineux des femmes de derrière nous qui n’avaient pas dû louper une scène de ce que j’avais fait. Un rire nerveux sortit de ma bouche et je repris ma place en face du bar. Le contact de mon verre en main, j’avalais une partie de mon verre avec les pensées suivantes : pourquoi j’avais fait ? Pourquoi j’avais dit ça ? Et le pire, pourquoi je ne l’avais pas embrassé ? La dernière, je la niai en bloc et j’avalais une nouvelle fois mon verre. Idiote. Et je trouvais un bon moyen de détourner l’attention quand il me révéla pourquoi il était présent en boite de nuit. Faisant presque, mais presque, oublier le sentiment de frustration que j’avais eu quand j’avais senti son souffle se poser sur mes lèvres. Signe que mes lèvres étaient très près des siennes. Ce qu’il ne fallait surtout pas faire. Nom de dieu !

Si Enzo m’avait dit son projet de la soirée, ce qui au passage ne me choqua guère, mais me fit grimacer de jalousie sans savoir pourquoi, je lui avais dit que j’étais là pour l’oublier. Pour une personne qui ne me connaissait pas et vu mon état, ça ne voulait dire qu’une seule chose. Et Enzo tomba dedans. « Vous vous êtes fait larguer. » Mon rire se cacha dans mon verre que j’essayais de boire. J’aurai préféré mille fois être largué plutôt de la perdre. Lui d’après ce que je savais n’avait pas de jumeau. Juste une demi-sœur après que ses parents l’ont adopté. Oui, je m’étais documenté et j’avais mis ses recherches pour mon boulot. Si je devais le représenter, je devais un minimum le connaitre. Et les articles sur le net m’avaient aidé à en savoir un peu plus niveau sur lui. Il ne pouvait pas comprendre ce que je ressentais. Il n’avait pas perdu une moitié de lui-même. Le lien entre jumeaux était fort et dépassait même les sentiers de la mort. Et je l’apprenais de jour en jour. Qu’il était toujours présent alors qu’elle n’était plus là. Et l’alcool me rendit nostalgique, c’est pourquoi je l’avais presque poussé à partir. Il m’avait avoué être venu pour chasser. Et non pour m’écouter parler. La seule chose que je n’avais pas prévue était de lui révéler en partie que j’avais fait des recherches sur son type de femmes. Et ses sourcils qui se levèrent ne me firent rien présager de bon. Et la réponse ne tarda pas à confirmer mes soupçons.  « Qui vous dit que vous n'êtes pas mon style de femmes ? »  Comme si je l’étais. Je me rappelais encore des photos sur Google que j’avais vu de lui. Toujours accompagnée par des superbes femmes. Blondes pour la majorité dont la longueur des jambes faisaient jalouser miss Univers elle-même. Comme s’il avait le don de tomber que sur des mannequins de la lingerie Victoria Secret. Toutes plus belles, les unes que les autres et qui finissait toujours à la même fin. Un adieu sous la couette. Sans promesse de sentiments. Juste du plaisir. Simple et bon. Enfin, c’était ce que son corps criait à la gente féminine. « Les photos. » La réponse à sa question était sortie toute seule de ma bouche et je tournais la tête dans la direction opposée d’Enzo pour ne pas voir la sienne. L’alcool faisait dire la vérité. Une de celles que j’aurai préféré garder pour moi plutôt que de la balancer au principal concerné dont l’égo était surdimensionnée. Enzo quoi. J’avalai la fin de mon verre, comme une dose de courage supplémentaire et partis sur la piste de danse après lui avoir dit que peut-être que je devrais faire pareil que lui. Chasser pour oublier. Même si la vérité était tout autre. La fuite semblait être la meilleure idée que j’eus depuis que je m’étais trainé au bar pour avaler un nombre incalculable de verre de whisky portant mon nom. Malheureusement, dans ma tentative de fuite, je ne remarquais pas tout de suite qu’il m’avait suivi. La seule chose qui me donna le sourire fut que j’arrivai rapidement sur la piste de danse sans tomber une seule fois. Et ça malgré les nombreux détours que j’avais fait. Ce qui était plutôt un miracle vu la dose d’alcool que j’avais avalé.

La musique de mes souvenirs raisonna toujours au creux de mes oreilles. Toujours aussi poignante. Me faisant rappeler qu’elle n’était plus là. Et à chaque pas que je faisais parmi la foule, ça me faisait rappeler à quel point Cléa me manquait. Je l’avais toujours jalousé oui, mais je ne l’avais jamais détesté. Et ceux, malgré la grosse dispute qui nous avait contraintes à ne plus nous voir. Je me rappelais comment ça, c’était passé. J’avais aussi trop bu ce soir-là et ma jumelle en avait ramassé les frais. Et je m’en voulais, car sans ça, j’aurai eu plus de temps avec elle. Les regrets commencèrent à venir dans ma tête et je voulais qu’ils s’arrêtent. Immédiatement. Le bar était trop loin maintenant pour me plonger une nouvelle fois dans l’alcool. Je fermais les yeux essayant de chasser les regrets, mais la chanson continua à être diffusée dans les hauts parleurs de la boite de nuit. Violente. Déchirante. Et je ne sais comment je me retrouvais à danser avec un parfait inconnu qui avait sans doute saisi ma vulnérabilité. Mon corps le transpirait. Que j’étais bourrée, à moitié maître de mon corps et dans le besoin d’oublier se dut pourquoi j’étais venu en boîte de nuit à la base. La musique me le rappela aussitôt et mon corps se collait rapidement à celui masculin de l’inconnu. Pour se mouvoir et ne faire plus qu’un. Liv m’avait raconté que l’alcool me faisait faire des choses insensées. Comme celle de danser de manière sexy et sans équivoque avec le premier danseur qui me passais par la main. Comme si danser de cette façon était naturel. Un talent caché sous ma carapace de fille réservée. Selon ma meilleure amie, on avait tous une part d’allumeuse en nous. Le mien se réveillait grâce à l’alcool.

Mes yeux étaient toujours fermés comme si je savourais le contact de mon corps contre le sien. Comme si la musique m’emportait dans un pays lointain sans jumelle six pieds sous terre. La musique de mes souvenirs avait été remplacée sans m’en rendre compte par une musique type latino. Plus sensuelle. Une de mes mains partit se poser à la base de la nuque de l’inconnu qui je sentis sourire contre mon cou. Bien content que je continue à me mouvoir contre lui. Satisfait de sentir un corps féminin contre le sien. Il me bougea de façon à que je sois dos à lui et se colla davantage comme si possible de l’être contre mon corps. Ma tête se posa contre le haut de son torse pour prendre appui tandis que mes hanches bougeaient au rythme sensuel de la musique. C’était bon de se laisser entraîner dans une danse sans penser aux émotions que je ressentais à chaque fois que je me regardais dans un miroir. Finalement, Enzo avait peut-être raison. Il avait trouvé la technique pour oublier pendant un instant que votre vie était merdique. Et il devait sans doute être occupé à draguer une des femmes au bar où je l’avais laissé quand je m’étais mêlé à la foule. À cette image, mon cœur se mit à battre un peu plus. La jalousie monta sans que je ne comprenne la raison. Je m’en fichais qu’il donna plus d’attention à une autre femme que moi alors pourquoi je ressentais ça pour lui ? J’arquais mes hanches et chassai d’oublier cette émotion. La pensée de revenir au bar pour le voir se fraya un chemin dans ma tête. Non. Il était hors de question que j’y retourne pour le voir embrasser, je ne sais quelle femme de pacotille. Alors, pourquoi j’en avais quand même envie ?

Cette question me fit ouvrir les yeux immédiatement et ils tombèrent aussitôt dans ceux d’Enzo. Qui n’était pas au bar, mais en face de moi comme s’il m’avait suivi dans ma course. Avec sans doute, un arrêt au stand vu l’état de son haut. Comme s’il avait fait des folies de son corps ou qu’une femme s’était empressée de vouloir lui retirer son haut et ça en public. Et je ne savais pas pourquoi je ressentais mon cœur se serrer à cette pensée. Et que ça me rendait folle. Je savais juste que la jalousie était montée quand j’avais baissé mes yeux sur son corps. Mon autre main se posa sur sa cravate que je portais au tour de mon cou. Par réflexe. Un sourire malsain se dessina sur ma bouche. Un des sourires qu’Enzo abordait de temps en temps. Un pur sourire de provocation. De compétition. L’alcool me poussa à faire des choses insensées, que j’aurai jamais faites sobre. Et sans savoir pourquoi, mes lèvres se posèrent sur celle de mon danseur inconnu alors que mon regard resta braqué dans ceux d’Enzo. Comme pour le défier de m’arracher de ce danseur qui abusait de mon état d’ivresse qui semblait plus que ravis que je l’embrasse. De lui faire comprendre que j’étais dans le même bord que lui. Une souris qui se la jouait chat pour la première fois de sa vie. Il fallait juste se rappeler qu’on ne devient pas chat si facilement. Et que dans cet art, Enzo était un sublime chat sauvage et non la belle souris blanche que j’étais. Et ses pensées-là n’arriveraient jamais dans mon esprit, car la seule chose qui comptait à cet instant était d’embrasser cet inconnu en regardant droit dans les yeux Enzo par esprit de provocation. Nulle doute que je l’apprendrais à mes dépens.



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