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 Cheryl & Tommy + you came to help me when I was down

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Message(#) Sujet: Cheryl & Tommy + you came to help me when I was down Lun 12 Juin - 19:01



you came to help me when I was down
Cheryl & Tommy

 

Le retour en ville n’a pas été de tout repos pour Tommy. Un an d’absence, c’était quelque chose et il savait pertinemment qu’’il aurait des comptes à rendre. Que pouvait-il bien dire à ses personnes inquiètes ? Qui pourrait comprendre son choix. Après tout, Tommy est quelqu’un qu’on du mal à cerner, il peut agir sur un coup de tête comme il peut agir en ayant élaboré une grande stratégie. Alors, qui avait le droit de le blâmer pour être parti un an sans rien dire à personne ? Il se disait surement qu’il ne manquerait pas à personne. Quoi qu’il en soit, ce voyage lui aura fait du bien. Il a réussi à se battre contre sa maladie, certes les médicaments l’aidé déjà, mais en ayant rencontré des gens avec ce genre de maladies, il a réussi à parler librement de tout ce qu’il ressentait et c’était simple. En parlant avec ses gens, il se redécouvrait, il avait caché tant de choses auparavant afin de ne blesser personnes. Il osait beaucoup de choses aujourd'hui.

En revenant ici, il ne s'attendait pas à ce que son père soit si compréhensif et soit près à l'embaucher dans son entreprise. Il voulait aider son fils à " s'intégrer sans se sentir rejeter ". Il avait déjà perdu son fils une fois, il ne voulait pas prendre le risque qu'il reparte une seconde fois. Tommy était plutôt ravi de pouvoir travailler avec son père, l'informatique l'a toujours passionnée et il se réfugiait souvent derrière un pc quand il n'était pas bien. Il résolvait les problèmes instinctivement, il n'avait pas besoin d'apprendre le langage informatique, il comprenait tout. Travailler avec son père serait un jeu d'enfant pour lui. Déjà quelques jours qu'il s'habituait à ce nouveau post. Il essayait de s'intégrer un maximum en allant vers les gens, mais ce qui était drôle, c'était la façon que les gens avaient de le regarder. Il était certain qu'ils avaient étés prévenus de la situation de Tommy. Ça ne le dérangeait pas, il avait appris à vivre sous le regard des autres depuis bien longtemps.

En s'installant à son bureau, il vérifia ses mails et ce qu'il avait de prévenu pour la journée à venir. Il en profita pour jeter un coup d'œil à ses mails persos. Avant aujourd'hui, il n'avait pas réouvert sa boîte depuis le jour où il a " agressé " Lily. En regardant ses derniers mails, il regretta de n'avoir jamais répondu à Cheryl, la seule personne avec qui il avait une relation si forte malgré qu'il n'avait jamais vu cette fille. Elle était comme lui en quelques sortes et le comprenait. Parler avec elle l'aidait à tenir lorsqu'il n'arrivait plus à faire face à ses voix dans la tête, qu'il ne se contrôlait, qu'il n'arrivait pas à faire la différence entre fiction et réalité. À vrai dire, ses échanges avec Cheryl étaient la seule chose qu'il arrivait à garder. Parfois, il arrivait même à se demander si finalement, cette relation ne faisait pas partie de sa réalité à lui, une réalité qu'il s'invente quelquefois. Peu importe.Un dernier coup d'oeil et une alerte apparût sur son bureau. Une intervention à faire dans une entreprise voisine. Intervention qui nécessitait de se déplacer.

C'est avec un collègue à lui qu'il se rendit à l'entreprise où le problème avait été localisé. Il ne connaissait pas du tout l'endroit. L'accueil était chaleureux et les gens plutôt aimables. Il se renseigna auprès de la secrétaire où se trouvait la personne qu'il devait voir pendant que son collègue la dragué ouvertement. Une personne arriva vers eux et fit signe à Tommy de le suivre. La personne lui expliqua rapidement le problème et l'emmena dans un bureau plutôt grand. Dans le bureau, il se présenta à la jeune femme présente. " Bonjour, Tommy Callaghan, chargé de résoudre le bug informatique. " dit-il en se présentant sa main. Elle ne devait pas s'y connaître plus que ça vue la tête qu'elle faisait.


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Message(#) Sujet: Re: Cheryl & Tommy + you came to help me when I was down Lun 12 Juin - 22:44



You came to help me when i was down.
Tommy & Cheryl


FLASH-BACK

La bibliothèque. Un paradis pour les amoureux des livres. Un enfer pour les autres. Pour ceux dont la simple vue d’un livre les font grimacer de dégoût. Pour ceux qui jettent un regard noir aux "chut, moins fort" des autres clients, car ils avaient parlé trop fort. La bibliothèque n’était pas une église, mais le silence était sacré. C’était ce que j’aimais. Ici personne n’osait, vous parlez par peur que la bibliothécaire, vous tire les oreilles pour vous faire sortir de son établissement. Fait véridique. Ici personne n’osait vous déranger dans votre lecture car eux-mêmes étaient plongés dans le leur. Ici, on pouvait être n’importe qui à n’importe moment. On pouvait être qui on voulait. Un voleur comme Arsène Lupin. Un gentilhomme dans Bel-Ami, un « nègre » dans les dix petits nègres d’Agatha Christie et bien d’autre encore. Un sourire naquit sur mon visage quand je tourne une page de mon livre. Celui-là est sans doute mon préféré. Comme le sien. Je lève la tête pour le regarder discrètement. Tommy, il s’appelle. On est dans la même école. Dans la même bataille, eux contre nous. Sans qu’il le sache. Lui par sa maladie, moi dans l’ombre de ma jumelle. Je n’ai jamais eu le courage d’aller le voir. De lui dire qu’il n’était pas tout seul. Que tous les lycéens ne le prenaient pas tous comme un monstre. Que ce n’était pas de sa faute s’il était malade. Que les autres avaient tort. Non. Je n’avais jamais eu le courage de le voir en face pour me présenter et de lui dire tout ça. Alors, que je suis la plus vielle de nous deux. Je pousse un soupir en baissant la tête sur mon livre. Même à la bibliothèque, je n’ai jamais eu le courage d’aller lui parler alors que je sais pertinemment que d’une minute à l’autre, il ira chercher le livre que j’ai dans les mains. Non ce n’était pas de l’espionnage ou alors un petit peu. Il ne m’a jamais remarqué alors qu’on va pratiquement vers les mêmes heures à la bibliothèque et que je pars toujours plus tôt par rapport à lui. Peut-être qu’aujourd’hui, j’aurai le courage de lui parler. Ou peut-être pas. Un crayon traîne vers mon livre ainsi qu’un bout de papier sortit de mon sac de cours. Ah moins que… Sans que je prenne le temps de comprendre ce qu’il m’arrive, je me suis déjà emparé de mon crayon ainsi qu’un bout de papier et les mots noircissent ce dernier. Je n’ai peut-être pas encore le courage de lui parler verbalement, mais à l’écrit si. Et je sais très bien ce que je vais lui marquer.

« Ah! Monsieur, vivez, vivez au sein des mers. Là seulement est l’indépendance ! Là, je ne reconnais pas de maîtres, là je suis libre ! »

Tu as déjà eu l’impression d’être seul face au reste du monde ? Moi, j’ai cette impression quand je me lève chaque jour pour aller à l’école. Juste pour te dire que le Capitaine Némo ne pouvait pas avoir autant raison à ton sujet. Oublie ce qu’ils disent à l’école. Tu n’es pas un monstre. Tu n’es pas, tout seul, sache-le, Tommy.

Signée : une amie qui te veut du bien.


Le bout de papier disparu dans le livre et je me levais en prenant mes affaires. Je n’avais pas besoin de me retourner pour le voir se lever quelques minutes plus tard pour aller dans le rayon où j’ai posé « vingt mille lieues sous les mers » de Jules Verne quelques secondes plus tôt. Le vent fait danser ma crinière quand je sors de la bibliothèque municipale. M’évadant de mon paradis pour retrouver à la terre ferme. A la vraie vie.


FIN DU FLASH-BACK

----------------------

PRESENT

L’ordinateur était en panne. Mon ordinateur était en panne. Mon foutu ordinateur était en panne. Si c’était un autre jour, ça ne m’aurait pas dérangé. Mais pourquoi est-ce qu’il a fallu qu’aujourd’hui, mon ordinateur n’en fasse qu’à sa tête. Comme s’il savait que j’avais une réunion hyper importante à midi et que toutes mes données étaient conservées dans mon ordinateur de bureau. Mathéo m’avait dit que ce genre de chose arriverait si je ne faisais pas une copie sur mon ordinateur personnel. Comme s’il était divin. Heureusement qu’il n’était pas là sinon j’aurai le droit au typique « je te l’avais dit sœurette » et je n’avais vraiment pas envie d’entendre ça. Pas aujourd’hui. Je pousse un énième soupire en jetant un regard noir à mon écran d’ordinateur. Comme si par la force de mon regard, l’écran allait reprendre des couleurs. Mais non. Il restait éternellement noir comme le regard que je lui lançais depuis que j’ai essayé de l’allumer ce matin. Et toujours rien. J’avais demandé à ma secrétaire si c’était une panne générale, mais non. Le sien marchait à merveille comme ceux de mes collègues. Il n’y avait que le mien qui refusait de travailler. Je me passais une main dans mes cheveux. Nerveuse. Il me faut mes données sinon je suis morte. Je grinçais les dents à ce mot. Je ne devais plus prononcer ce dernier, plus depuis que j’avais enterré ma jumelle sous terre y a trois mois. Je fermais les yeux en essayant de me re-concentré à mon boulot. Enfin boulot. Si mon ordinateur voulait bien. Mais toujours rien. Comme s’il me faisait la gueule ou la grève au choix. Et merde. Je voyais déjà le sourire arrogant d’un de mes collègues qui se croyait meilleur que tout le monde et détestait l’idée que je sois devant lui niveau statistique. Si je le voyais, j’étais sûr que je lui collerai sa tête dans mon écran d’ordinateur. Au moins, il m’aurait servi à quelque chose celui-là.

Je soupirai encore. Je voyais la tête de ma secrétaire pointer le bout de son nez et je secouais la tête négativement. Non. L’ordinateur ne s’était toujours pas allumé et restait éternellement noir. Sans vie. Je secouais une nouvelle fois la tête refusant de revenir sur ce chemin glissant. La solution arriva rapidement quand elle m’indiqua avoir appelé le service qui s’occupait de ce genre de problème. Parfait. Du moins jusqu’à qu’elle me dise qu’ils n’arriveront pas avant dix heures, car ils avaient quelque chose de prévus avant. Soit deux heures avant ma réunion avec les grands chefs. Soit peu de temps pour revoir mes dossiers et me préparer. Pas que je ne les connaissais pas par cœur juste j’aimais revoir mon dossier avant chaque réunion. Et là, j’avais le sentiment que ça n’allait pas être possible vu toute la masse d’informations que je devais dire et données à mes chefs. Et toujours un écran noir comme réponse. Il me faut un café. Je partis de mon bureau et pris la direction de la machine à café la plus proche. J’ai pris un thé ce matin, mais là, j’avais grandement besoin d’un café pour que je survive à cette journée. Énième soupire. Le café brûlant en main, je rejoignis mon bureau en le buvant. Vu la tête de ma secrétaire, il n’était pas encore arrivé et j’avais du temps à perdre. Une pile de dossiers m’attendait et le nom d’Enzo Spencer y figurait en premier. Je le mis vite en dessous de mes autres dossiers. Pas question qu’il soit une de mes priorités aujourd’hui. Il ne le sera jamais. Du moins, je l’espérais. Et toujours un écran noir qui me répondit. Une gorgée de café en plus et je tournais les pages d’un dossier. Mais ma tête était ailleurs. À cette réunion. Ça faisait au moins un mois que je la préparais et il fallait que mon ordinateur plante le jour de la réunion. Niveau karma, on y repassera. Je me massais les tempes. Il fallait que je me calme avant que l’équipe d’intervention n’arrive. Je ne voulais pas leur crier dessus. Non. Tout ce que je voulais était que mon ordinateur remarche et ils étaient la solution pour le refaire vivre. Non allumé. Il fallait juste que je sois patiente.

Du bruit me sortit de mes pensées. Ils étaient arrivés. Enfin. Je levais la tête quand ma secrétaire fit rentrer les personnes chargées de redonner la vie à mon ordinateur. Pleine de bons sentiments et de reconnaissance qui s’envolèrent quand mon regard croisa ceux que je connaissais. Que j’avais connu au loin et aimer par écrits. Puis les haïr quand j’avais entendu qu’il était parti de Weymouth sans raison. Sans me l’avoir dit. Tommy Callaghan dans toute sa splendeur était revenu. Sans me le dire. Comme si rien ne s’était passé. Mes yeux étaient resté grands ouvert et ne le quittait pas des yeux quand il s’approcha de mon bureau. Il ne me connaissait pas enfin pas physiquement. Ni l’un ni l’autre n’avait eu le courage de se voir en face pour mettre un visage sur l’autre. Du moins, moi, je le connaissais. Pas lui. D’où ma surprise de le revoir se pointer dans mon bureau. « Bonjour, Tommy Callaghan, chargé de résoudre le bug informatique. » Et vu ses paroles, il était celui chargé de résoudre mon problème d’informatique. Bon sang. Foutu karma. Il ne manquait plus que ça. Respire. Il faut que je me calme et non l’assassiner du regard. Ce que je faisais pourtant même s’il ne semblait pas s’en apercevoir attendant patiemment que je lui serre la main. Comme si une poignée de main et une salutation formelle allaient changer ce qu’il m’avait fait. Et pas des moindres. Il était parti. Il m’avait laissé seul contre le reste du monde. Et il m’avait beaucoup manqué. Ce que je n’avais pas oublié. Est-ce que lui se souvenait de notre relation épistolaire ? Probablement pas vu qu’il ne m’avait pas daigné envoyer un mail pour m’annoncer qu’il partait ou qu’il revenait en ville.

Et il fallait que je réagisse avant qu’il comprenne que quelque chose clochait. Même s’il n’avait aucune chance vue qu’il ne me connaissait pas physiquement et s’il était aussi natif qu’il était autrefois. « Enfin, vous êtes là ! Ce n’est pas trop tôt, je pensais que vous n’allez jamais venir. » Ce n’était pas très poli et encore moins de tourner la tête rompant le contact visuel pour le poser sur l’ordinateur et ainsi refuser de lui serrer la main. Je ne me sentais tout simplement pas capable de le faire. Car je savais que si je lui tenais la main, il allait finir lui aussi dans mon écran d’ordinateur et il ne valait mieux pas que ça arrive. Pour le bien de ma réunion. « Cheryl Mackinlay, je suis celle dont l’ordinateur veut ma mort. Ce que je serai si je ne récupère pas mon dossier qui se trouve à l’intérieur pour ma réunion de midi. » Humour noir, bonjour. Je passais un doigt sur mon écran comme s’il allait enfin s’allumer. Mais toujours rien. Nada. Niet. « Il ne s’allume plus pourtant, il marchait très bien hier. J’ai vérifié la prise et il est bien branché. » Bah ouai. Je n’étais certes pas une pro de l’informatique, mais je n’étais pas conne non plus. Et je refusais de le regarder à nouveau même si je le devais. Ce que je fis. Et regretterai amèrement mon geste la seconde d’après. Et pour les suivantes aussi.



acidbrain

_________________

✻ the wicked games
Amène ton amour bébé, j’apporterai ma honte. Amène les médicaments bébé, j’apporterai ma douleur. Mon cœur sera là, mes cicatrices seront là. Amène les verres bébé, j’apporterai à boire. Amène ton corps bébé, je t’apporterai la gloire. Et ce sont mes putains de mots aussi. Putain, laisse-moi t’aimer.
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Message(#) Sujet: Re: Cheryl & Tommy + you came to help me when I was down Mar 13 Juin - 18:29



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Cheryl & Tommy

 

FLASH BACK
Tommy avait eu le choix, ses parents lui avaient demandé s’ils souhaitaient faire l’école à domicile où continuer son cursus scolaire avec ses camarades qu’il connaissait depuis la primaire. Tommy connaissait les risques d’être avec tout le monde. Il savait pertinemment que tout le monde saurait pour sa maladie et pourtant, ça ne lui a pas fait peur. Il ne voulait s’enfermer pour toujours à faire les cours à domicile. À quoi bon et puis, ses médicaments arrivaient à le contrôler alors il n’avait pas peur de déraper. Pour autant, il ne savait pas à quel point les élèves étaient méchants entre eux, enfin, disons plutôt méchants avec LUI. Les autres avaient peur de lui, la peur de ce qui est différent.
Tommy pouvait compter sur quelques personnes, mais surtout sur Lily, sa meilleure amie, qui restait à ses côtés à chaque instant. Et heureusement qu’elle était là. Il y avait bien ces quelques amis, qui restaient avec lui de temps à autre, mais la plupart du temps, ils le surveillaient plus qu’ils ne le considéraient comme un ami. C'est à la bibliothèque qu'il se réfugiait, le temps de quelques heures afin de s'évader dans un monde qu'il connaissait plutôt bien, la fiction. Ici, il était certain que personne ne viendrait le regarder bizarrement, chuchoter dès qu'il passerait entre les rangées de livres, non, les personnes qui venaient à la bibliothèque venaient dans un but précis. Il s'installa à une table et commença à feuilleter son carnet afin de voir ce qui lui restait à faire dans ses cours. En général, Tommy était assidu et sérieux dans ses cours. Il tenait à être un bon élève, à défaut d'être un gars cool, qui traîne avec les autres personnes hyper cool.
Les devoirs terminés, il sortit un carnet, carnet qu'il tient depuis le début de sa maladie. Il y note énormément de choses. Lorsqu'il avait été voir un psychologue la première fois qu'il a appris pour sa maladie, il lui avait conseillé d'écrire. Ses ressentis, ses sentiments, les situations qu'il vit. Tout était noté à l'intérieur. Il a déjà pensé à en faire un livre. La vie d'un pauvre petit schizophrène qui n'arrive pas à s'intégrer. Mais qui ça intéressait ? Personne. Il y nota quelques lignes et referma aussitôt le carnet. Il avait besoin de se plonger dans son livre. « Vingt mille lieues sous les mers » de Jules Verne. Cela devait faire la cinquième fois qu'il lisait ce livre et jamais il ne s'en lassait. Mais cette fois-ci, quelqu'un avant lui l'avait emprunter et y avait même laissé des bouts de papier. Encore des irrespectueux qui fourre leurs poubelles partout. En voyant le bout de papier glisser, il soupira et, avant de le déchirer, fut saisit par la première phrase. « Ah! Monsieur, vivez, vivez au sein des mers. Là seulement est l’indépendance ! Là, je ne reconnais pas de maîtres, là je suis libre ! » Il fronça des sourcils et continua par curiosité la lecture du mot.


" Tu as déjà eu l’impression d’être seul face au reste du monde ? Moi, j’ai cette impression quand je me lève chaque jour pour aller à l’école. Juste pour te dire que le Capitaine Némo ne pouvait pas avoir autant raison à ton sujet. Oublie ce qu’ils disent à l’école. Tu n’es pas un monstre. Tu n’es pas, tout seul, sache-le, Tommy.
Signée : une amie qui te veut du bien."
Il sentit son cœur accéléré, et baissa la tête. Il relit le papier et le déchira. Sur le coup, il se sentait espionné. Quelqu'un savait qu'il allait prendre ce livre. Et si c'était encore quelqu'un qui lui voulait du mal et qui voulait lui faire une blague ? Il sentit la colère monter et essaya de se calmer. " Bien sûr, quelqu'un te veut encore du mal. C'est forcément Teddy qui te fait une blague, il va t'avoir, ne rentre pas dans son jeu " il saisit son carnet et écrivit rapidement des notes, ça ne voulait rien dire, mais il fallait qu'il écrive, il fallait qu'il se calme. " Arrête de te faire des films, c'est peut-être quelqu'un comme nous, qui nous ressemble ! " Les voix dans sa tête prenaient le dessus. Il posa son crayon et ferma les yeux. D'une minute à l'autre, tout allait mieux. Il reprit les bouts de papier et relit une seconde fois le message. À son tour, il arracha une page de son carnet et écrivit à son tour " Je resterai toujours ce monstre aux yeux des autres. Et ils ont peut-être raison. Tu ne devrais pas perdre ton temps.    
Tommy. »

A son tour, il reposa son livre et commença à s’éloigner tout en se retournant pour voir s’il voyait la personne qui venait de lui écrire. D’un sens, il aimerait que cette personne soit réelle et sincère.
FIN DU FLASH BACK


Dix bonnes minutes étaient passées durant laquelle Tommy supporté le plan de drague de son collègue avec la secrétaire. C’était d’une lourdeur. Et il devait le supporter toute la journée comme ça ? La solitude a ses avantages parfois. Souvent même.  Il eut envie de hurler hourra lorsqu'une personne arriva pour les emmener dans le bureau où a eu lieu le bug informatique. Tommy soupira presque en voyant une jeune femme dans le bureau. À tous les coups, son collègue allait tenter encore une fois un plan de drague. Il se présenta et se prit un léger vent lorsqu'il présenta sa poignée de main à la jeune femme. Il interrogea son collègue du regard, ne comprenant pas trop ce qu'il se passait et finalement, baissa son bras. « Enfin, vous êtes là ! Ce n’est pas trop tôt, je pensais que vous n’allez jamais venir. » Tommy leva les yeux au ciel discrètement, encore qui s'est levé du mauvais pied. II se força à garder son calme et attendit. « Cheryl Mackinlay, je suis celle dont l’ordinateur veut ma mort. Ce que je serai si je ne récupère pas mon dossier qui se trouve à l’intérieur pour ma réunion de midi. » Enfin, elle devenait un minimum poli. Sa présentation eue, le don de faire sourire Tommy. Cheryl. Il repensait à sa Cheryl, celle avec qui il correspondait pendant longtemps. Tout s'était brusquement arrêté, il avait tout arrêté. Avec tout le monde. L'avait-elle oublié depuis ? Que pourrait-il lui dire s'il l'a recontacté aujourd'hui ? Il était bien trop tard pour revenir. " Pas d'inquiétude, ça sera résolu dans peu de temps. " Il s'approcha de la jeune femme en faisant signe vers la chaise " Je peux ? " Demanda-t-il. « Il ne s’allume plus pourtant, il marchait très bien hier. J’ai vérifié la prise et il est bien branché. » Il sortit un modem de son sac pendant que son collègue lui fit signe qu'il revenait dans dix minutes.  " Tous vos documents sont enregistrés en réseau ou en local ? Je ne voudrais pas vous faire perdre tous vos documents, ça serait bien dommage. Si on peut éviter d'en arriver là. " Dit-il en essayant de détendre l'atmosphère.


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Message(#) Sujet: Re: Cheryl & Tommy + you came to help me when I was down Ven 23 Juin - 23:15



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Mon regard se posa sur l’énorme horloge que possédèrent la salle où se déroulait comme chaque lundi après-midi, le cours de mathématiques. Un de ses cours que les gens trouvaient ennuyeux. Sans intérêt. Ou tellement difficile qu’ils laissaient tomber quand leurs yeux se posaient sur une énième équation plus farfelue que celles d’avant. Pourtant, le professeur qui l’enseignait n’avait pas l’image propre du professeur de mathématiques. Pas la vielle personne, froide qui adorait coller ses élèves au moindre son et prenait un plaisir sadique à les interroger au tableau savant d’avance qu’ils ne connaissaient pas la réponse à ses questions. Non. Celui-ci que j’avais devait avoir la trentaine passée et essayait de rendre cette matière cool. Ça marchait sur certaines personnes même si je me doutais que ses personnes-là, de sexe féminin, cherchait à attirer l’attention du beau professeur de maths. Et non pour un soudain intérêt pour les chiffres. Tandis que d’autre ne prêtaient pas attention aux efforts du professeur pour les faire aimer les maths. Cette matière avait une sale réputation et à moins de travailler dans un milieu où vous avez besoin des maths, la matière ne vous servirait à rien. Plaisir des calculatrices sur les téléphones portables et adieu calcul mental. Je regardais une nouvelle fois l’horloge. Encore cinq minutes avant que le cours ne se termine, finissant cette journée. J’étais une de celle qui aimait cette matière même si mon comportement à cet instant pouvait montrer le contraire. J’étais pressée de partir, mes affaires étaient déjà prêtes dans mon cartable, car j’étais curieuse de savoir s’il m’avait répondu. J’espérais que oui et je soulageais de soulagement quand la sonnerie retentit dans la salle de classe. En peu de temps, je désertais comme tous les autres élèves et partis presque en courant pour me rendre à la bibliothèque de la ville. On cria mon nom et je tournais la tête quelques secondes pour voir que c’était ma jumelle Cléa qui m’avait interpellé. Je lui fis signe que j’étais pressée et elle le comprit immédiatement en se retournant vers ses amis. Mon corps se pinça à cette vision de ma jumelle qui éclatait de rire entourer par une horde d’admirateurs. Comme si le monde lui appartenait. Ce qui était en passant vrai.

Un sourire apparu sur mon visage quand j’entrai dans la bibliothèque municipale. La bibliothécaire me le rendit, pas surprise de me voir en ce début de semaine dans son repaire. Vu le nombre de fois où je m’y rendais, j’étais devenue une habituée des lieux. Comme un de leurs meubles. Présent. Et d’époque. Je partis en quête de ma table et la trouvai vide. J’y glissai rapidement mes affaires et partis chercher mon livre. Notre livre. « Vingt mille lieues sous les mers » de Jules Verne. Au passage, je risquai un regard pour voir s’il était présent, mais il n’y avait aucune trace de Tommy. Parfait. Si j’avais eu le courage de lui laisser un mot dans ce livre, je ne l’avais pas pour lui parler en face. Pas à cause de sa maladie. Non. Mais par peur de rejet. J’en avais déjà pris suffisant de fois, dont pratiquement tous étaient en rapport avec Cléa, que je ne pourrais pas supporter un autre de plus. Je me mis en pensée que peut-être qu’il ne m’avait pas répondu à mon message. Cette pensée disparu quand je pris le bouquin en main et découvris une feuille blanche dépassée. Je retournai m’asseoir en ayant pris d’autres livres au passage juste au cas où et sentit mon cœur battre à l’unisson. Et si c’était mon message qui était encore dans le livre prouvant que soit il n’avait pas emprunté le livre ou alors il n’avait pas trouvé l’intérêt à y répondre. J’en doutais. Tommy n’était pas comme ça. Et je sentis mon cœur battre un peu plus quand mes yeux parcoururent une écriture que je ne connaissais pas. Celle de Tommy.

« Je resterai toujours ce monstre aux yeux des autres. Et ils ont peut-être raison. Tu ne devrais pas perdre ton temps.
Tommy. »


Il m’avait répondu. Tommy m’avait répondu. Un sourire se dessina sur mes lèvres tandis que je relisais ce qu’il m’avait marqué. Il pensait que je perdais mon temps en lui parlant, pensant peut-être que les autres avaient raison à son sujet. Qu’il était un monstre. Il ne l’était pas. Comment pouvait-il penser ça de lui ? Les enfants sont méchants et cruels à leur âge surtout quand c’était sur quelque chose qu’il ne connaissait pas. Et la maladie de Tommy en faisait partit. Je cherchais mes mots en tapotant mon stylo contre ma bouche. Comment lui faire comprendre que je ne pensais pas ça de lui. Qu’il n’était pas une des personnes qu’on ne cherchait pas qu’à éviter. Que je voulais lui parler, faire connaissance avec lui même si c’était par l’intermédiaire d’un écrit. Les mots s’écrivent d’eux-mêmes. Comme si la réponse coulait comme de l’eau de source. Clair et précise.

Ils ont tords. Tu n’es pas un monstre. L’humain est connu pour avoir peur de l’inconnu et ils le montrent de la plus cruelle des façons. S’ils pouvaient te voir comme moi, je te vois, ils verront la belle et courageuse personne que tu es. Le capitaine Némo disait qu’on pouvait braver les lois humaines, mais non résister aux lois naturelles. J’espère qu’ils braveront leur peur et verront à quel point ils sont stupides d’être méchants avec toi.

Oh et Tommy, j’ai beaucoup aimé ton interprétation à la guitare au cours de musique de vendredi. Et avant que tu me le demandes, non, je ne suis pas dans ta classe.

Signée : une amie qui te veut du bien.


Je reposais ma feuille dans livre avant de le recouvrir d’autres livres. Un sourire se dessina quand j’ouvris mon manuel de scolaire en voyant la tignasse de Tommy arriver. Et comme à mon habitude, je partis la première de nous deux en remettant au passage notre livre à sa place. Espérant y retrouver un nouveau message la prochaine fois que je viendrais. Ce qui voulait dire bientôt.

FIN DU FLASH-BACK
----------------------

PRÉSENT

Mon ordi ne marchait toujours pas. Il me narguait avec son écran noir montrant bien par là qu’il était le meilleur de nous deux. Si un ordinateur pouvait faire un doigt d’honneur, le mien me l’aurait fait à force que j’abatte ma main contre l’écran espérant le faire marcher. Sans succès. Il restait toujours aussi noir comme le café noir que j’avais bu en vitesse pour essayer de calmer mes nerfs. Lui aussi sans succès. On m’avait dit qu’une équipe viendrait pour me le réparer et toujours rien. Du moins, en croisant son regard, j’aurai préféré qu’il ne vienne jamais. Je pouvais dire merci à mon expérience de camoufler certaines de mes émotions sinon je serai encore limite à le regarder bouche bée. Et même si ça avait été le cas, naïf comme il l’était, il ne verrait certainement rien. Enfin, mon refus de lui serrer la main, ça, il l’avait dû le remarquer vu le regard qu’il lançait à son collègue. Et honnêtement, je m’en fichais. Ce n’était pas lui qui avait vu les mails sans réponses devenir de plus important au fils des jours qui passaient. Ce n’était pas lui qui avait été surpris d’apprendre que l’autre était parti sans juger bon de me prévenir. Non. Ce n’était pas lui qui avait une énième fois sentie le goût amer de la souffrance et du rejet quand j’avais compris que je ne ressentais plus aucun de ses messages. Non. Lui s’était contenté de rompre le contact. Net. Efficace comme si j’étais un spam. Un indésirable. Et ce sentiment-là m’était revenu en force quand mes yeux avaient croisé les siens. Encore plus quand je l’avais vu sourire. Alors, non, j’avais préféré jouer la carte de la fille énervée plutôt que de la fille relax que j’étais. J’avais la rancune tenace, on dirait. Merci Cléa de m’avoir fait naitre ce sentiment en moi.

Sa voix me sortit de mes pensées et je portais quelques secondes mon regard sur lui. « Pas d'inquiétude, ça sera résolu dans peu de temps. » J’aurai voulu lui dire qu’il avait intérêt que ça soit résolu rapidement. Car plus vite ça l’était, plus vite, il partirait. Il était doué pour ça. Je me retiens de dire en mordant ma lèvre inférieure et hochait la tête quand il demanda s’il pouvait s’asseoir sur ma chaise. Note à moi-même : dire à ma secrétaire de contacter une autre entreprise de réparation dès que celle-ci se terminerait. Je ne sais pas si j’avais la force de le revoir si jamais mon ordinateur faisait encore des siennes. Je lançais un regard à son collègue quand ce dernier informait qu’il revenait dans dix minutes. Mon regard se fit noir quand il franchit les portes de mon bureau, me laissant seul avec Tommy. Comme s’il savait que je lui en voulais pour quelque chose à moins qu’il soit repartit draguer ma secrétaire. Ce qui était possible vu son rire que j’entendis de mon bureau. Je soupirais en me passant une main dans mes cheveux. Pourquoi le monde m’en voulait aujourd’hui ? D’abord, mon ordinateur et maintenant Tommy. C’était quoi la suite ? Une visite surprise d’Enzo Spencer dans mon bureau et ça serait le pompon. Je soupirais de soulagement en me rappelant qu’il avait une présélection aujourd’hui et je sentis un pincement au cœur à cette idée. Hors de question que je pense à lui et je remerciais intérieurement Tommy pour me le faire oublier. « Tous vos documents sont enregistrés en réseau ou en local ? Je ne voudrais pas vous faire perdre tous vos documents, ça serait bien dommage. Si on peut éviter d'en arriver là. » Il essayait de détendre l’atmosphère. C’était son truc à lui. Même par sms ou par mail, il le faisait quand j’étais énervé contre le monde entier. Enfin surtout à Cléa de toujours être aussi parfaite. À la pensée de ma jumelle décédée, mon cœur se serra et je l’oubliai vite en posant mon regard sur Tommy qui attendait une réponse de ma part. Si autrefois sa technique marchait à merveille sur moi, on dirait bien qu’elle continuait à l’être. Et ça malgré ma rancune envers lui. « En local, je suis fini, c’est ça ? Mon boss va me tuer. » Ironisais-je en posant mes fesses sur mon bureau. Ce n’était certes pas son genre, mais je savais que si jamais mes données disparaissaient, j’étais bonne pour une engueulade. Et ça même si ce n’était pas de ma faute que mon ordinateur m’avait lâchement plantée. « Vous pouvez quand même toutes les récupérer ? » risquais-je en jetant un énième regard noir sur mon ordinateur. C’était de sa faute à lui si Tommy était là. Et je niais l’émotion qui m’avait dominé en le voyant. J’étais heureux de le revoir. Et c’était bien ça le problème. Je devais me tenir à ma colère et non plaisanter avec lui. Comme je le faisais. « Dites-moi juste que ce n’est pas mission impossible pour vous, je ne pense pas que je survivrais à une dispute avec mon boss. » J’eus un mauvais geste au mot « survivre » me rappelant qu’elle n’était plus là. De ce fait, une pile de feuilles tombèrent par terre ainsi que je livre que j’adorais toujours lire. Notre livre. Et à ce souvenir, je m’accroupis rapidement pour tout ramasser avant qu’il ne tombe dessus. Ce qui semblait être le cas malheureusement vu que ce dernier s’était retrouvé sous le bureau dont l’accès était bloqué par la chaise où Tommy était assis. Je suis maudit. C’est sûr !

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Message(#) Sujet: Re: Cheryl & Tommy + you came to help me when I was down Lun 26 Juin - 21:52



you came to help me when I was down
Cheryl & Tommy

 

FLASH BACK
« Tommy ! Ça me va bien ça ? » Demanda sa sœur alors qu’elle essayait son costume pour une soirée déguisée. Il l’observa de haut en bas et se pinça les lèvres. Elle était habillée en Wonder Woman, mais un peu trop sexy, selon lui. « Attends, ne bouge pas. » Il fouilla dans le tiroir de sa sœur et en sorti un foulard. Il s’approcha d’elle et lui mit autour de son cou. « C’est mieux ainsi ». Dit-il avec un large sourire. Elle regarda son frère et lui tira la langue. « Pourquoi je te demande toujours ton avis ! » Et à chaque fois, elle lui demandait. Elle savait pertinemment qu’il changerait quelque chose à sa tenue, puisqu’il le fait à tous les coups, mais étrangement, elle l’écoutait. Tommy était le seul qui s’intéressait à elle et s’inquiétait un minimum. « Tu ne viens pas ? » Demanda-t-elle alors. Elle était loin de faire comme tous les autres, c’est-à-dire, faire attention à tout ce qu’elle pouvait dire à Tommy, au contraire. Tommy a toujours voulu qu’elle lui parle sans penser à sa schizophrénie. Avec sa sœur, il avait vraiment cette sensation d’être une personne normale. « Tu sais bien que ça ne m'intéresse pas. Et puis, j’ai pas mal de devoirs à finir, je vais aller à la bibliothèque. » Dit-il avant d’embrasser sa sœur et partir. La bibliothèque était l’unique endroit où il se sentait vraiment à l’aise et puis, là-bas, personne ne parlait, donc, c’était très bien pour lui.

Là-bas, comme d’habitude, il n’y avait pas grand monde. À son habitude, il se dirigea vers sa table et sortit ses cours. Doté d’une certaine intelligence, il n’avait pas besoin de travailler en dehors des cours, ses notes étaient plus que convenable et il était premier de la classe. Mais au moins, travailler lui permettait d’oublier sa vie. En ce moment, Lily n’était pas là, alors il s’occupait comme il pouvait en se concentrant sur autres choses. La dernière fois qu’il était venu ici, il avait reçu un mot étrange. Il ignorait s’il s’agissait d’une blague et il ne valait mieux pas d’ailleurs. Et si sa réponse à lui avait été lue ? Et si une personne cherchée vraiment à l’aider ? Il observa la salle, il y avait pas mal de monde. Il se dirigea vers l’étagère où se trouvait son livre. Il prit le livre et retourna s’asseoir. Il ne fit pas attention au papier et retourna dans sa lecture. Il se persuadait malgré lui que quelqu’un lui voulait du mal et que cette personne jouait avec lui. Cette idée l’énerva. Il jeta un coup d’œil toutefois aux premières pages et trouva un papier.

" Ils ont tords. Tu n’es pas un monstre. L’humain est connu pour avoir peur de l’inconnu et ils le montrent de la plus cruelle des façons. S’ils pouvaient te voir comme moi, je te vois, ils verront la belle et courageuse personne que tu es. Le capitaine Némo disait qu’on pouvait braver les lois humaines, mais non résister aux lois naturelles. J’espère qu’ils braveront leur peur et verront à quel point ils sont stupides d’être méchants avec toi.

Oh et Tommy, j’ai beaucoup aimé ton interprétation à la guitare au cours de musique de vendredi. Et avant que tu me le demandes, non, je ne suis pas dans ta classe.

Signée : une amie qui te veut du bien. "


Tommy relut une seconde fois le message. Quelqu’un le suivait et il ignorait de qui il pouvait s’agir. En y réfléchissant, excepté quelques personnes qui se comptent sur les doigts d’une main, il ne parlait pas à grand monde. Parfois, il entendait des gens parlaient sur lui, ils ont peur et appréhendent tous les gestes de Tommy. Comme si qu’ils attendaient le moment où Tommy craquerait. Mais il a le soutien de Lily et ça lui faisait énormément de bien.

« Tu ne sais pourtant rien de moi. Tu ne sais pas de quoi je suis capable. Sais-tu pourquoi j'aime autant ce livre qui nous lie d'une certaine façon ? Le capitaine a décidé de couper les ponts avec la terre ferme et entrepris un voyage à travers les mers, loin des banalités de la vie. Tu n'as jamais pensé à faire comme lui ? Moi si. Je me reconnais étrangement en lui. C'est un sentiment horrible que de se sentir rejeté par tout le monde.

Merci pour cette remarque. À défaut de sortir, je préfère me consacrer aux études et la musique, ça fait au moins une personne qui apprécie ce que je fais. Mais pourquoi m’envoies-tu des messages ?
Tommy. "


Il esquissa tout de même un sourire à sa réponse. Il trouvait ça plutôt drôle cette correspondance. Il ignorait tout de cette personne, mais après tout, il n’y avait rien de mal à ça. Et puis, elle devait bien se sentir aussi seule que Tommy pour perdre son temps à écrire à quelqu’un comme Tommy. Lui qui se méfiait de tout se laissait prendre au jeu de cette conversation. Quelqu'un, quelque part, s'intéressait à lui et rien que ça, c'était quelque chose de très beau pour lui.

FIN DU FLASHBACK


Son année d’absence a permis à Tommy de prendre davantage confiance en lui. D’ailleurs, comparé à avant, on ne se douterait pas qu’il est malade. Aujourd’hui, il vivait mieux avec sa maladie qu’avant. Mais elle était toujours présente et il ne l’oubliait pas. Le fait de travailler à fond lui plaisait énormément. Et puis, ça empêchait sa maladie de prendre le dessus sur lui. Un problème informatique à résoudre ? C’était assez simple. Quoi que, il pourrait même faire traîner les choses, histoire de rester un peu plus longtemps avec cette jolie fille. Mais, vu le caractère de la demoiselle, il ne valait mieux pas qu’il traîne. C'était un problème tout simple qui ne devrait pas lui prendre énormément temps. Il s'assura d'abord de l'endroit où étaient stockées les informations de la jeune femme et sortit son pc de sa sacoche. « En local, je suis fini, c’est ça ? Mon boss va me tuer. » Il tapota sur son clavier afin de se connecter sur la session de son travail. " Non, aucun problème. Ça va juste prendre quelques minutes de plus. Non, votre boss ne vous tuera pas, pas de panique." Dit-il en essayant de calmer la jeune femme qui avait l'air vraiment inquiète quant à ses documents.  « Vous pouvez quand même toutes les récupérer ? » Tommy ouvrit quelques pages et entra des codes dans sa console. " Je ne vous promets pas de tous récupérer, mais le plus important sera sauvé ! Vous devriez faire des sauvegardes régulièrement. Un ordinateur n'est pas infaillible et les donnés ne sont jamais en sécurité. " Tommy attrapa son portable et appela son collègue, qui devait très certainement travailler à fond sur ses techniques de dragues. Il lui demanda d'accéder aux serveurs d'une autre salle afin de vérifier quelques réglages. La jeune femme fut prise d'un geste brusque et fit tomber tout un tas de papier par terre, ce qui fit sursauter Tommy. Il se décala légèrement afin d'aider la jeune femme à ramasser et fut étonné de tomber sur un livre qu'il connaissait très bien. Il le ramassa et le tendit à Cheryl. « Ah! Monsieur, vivez, vivez au sein des mers. Là seulement est l’indépendance ! Là, je ne reconnais pas de maîtres, là, je suis libre ! » dit-il avant de lui rendre, le sourire aux lèvres. Cette phrase l'avait marqué, c'était avec cette phrase que sa correspondance avec elle avait commencée. À cette pensée, son sourire s'évapora aussitôt et il se retourna aussitôt vers son pc. Il ne pouvait plus penser à elle. Ni à personnes d'autre. Il regrettait la façon dont il avait rompu tout contact et d'ailleurs, elle n'était pas la seule. Mais il le fallait, il l'avait fait pour leur bien. Concentré sur son pc, il n'arriva pas à éviter les voix qui venaient de pénétrer dans sa tête. " C'est une voleuse, elle a volé votre livre. Tu as tout gâché Tommy!" Il secoua la tête et tapa son code.  


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Message(#) Sujet: Re: Cheryl & Tommy + you came to help me when I was down Dim 9 Juil - 16:17



You came to help me when i was down.
Tommy & Cheryl



FLASH-BACK

UUn sourire naquit sur mon visage dès que j’ai franchi les énormes portes de la bibliothèque municipale. J’étais entré au paradis du moins c’était le mien. J’adressai un sourire à la bibliothécaire et partis vers ma table en prenant les livres que je voulais au passage. Vingt mille lieues sous les mers étaient disposées en haut de la pile. Non parce qu’il était mon livre favori. Ma porte d’entrée à la liberté de la fiction. Non. Mais parce que j’espérais qu’il m’avait répondu. Et vu l’heure matinale, il y avait très peu de chance que je le croise aujourd’hui. Et c’était tant mieux. Si j’arrivais à lui écrire, lui parler m’était encore impossible. Le manque de confiance en ronge. S’il y avait bien une chose que je jalousais chez ma jumelle Cléa était ce sentiment-là. Elle était comme un poisson dans l’océan alors que j’étais enfermé dans un petit aquarium. Seule. Du moins, je commençais à ressentir l’espoir que je n’étais pas enfermée, tout seul, dans cet aquarium qu’on appelait la vie. J’ouvris mon roman et un sourire se dessina quand je découvris que Tommy m’avait répondu. Tommy était mon espoir. Et chaque bout de papier laissé dans ce roman qu’on adorait était une nouvelle bouffée d’oxygène. Fraiche. Reposante. Essentielle. Je baissais les yeux et parcourais des yeux.

« Tu ne sais pourtant rien de moi. Tu ne sais pas de quoi je suis capable. Sais-tu pourquoi j'aime autant ce livre qui nous lie d'une certaine façon ? Le capitaine a décidé de couper les ponts avec la terre ferme et entrepris un voyage à travers les mers, loin des banalités de la vie. Tu n'as jamais pensé à faire comme lui ? Moi si. Je me reconnais étrangement en lui. C'est un sentiment horrible que de se sentir rejeté par tout le monde.

Merci pour cette remarque. À défaut de sortir, je préfère me consacrer aux études et la musique, ça fait au moins une personne qui apprécie ce que je fais. Mais pourquoi m’envoies-tu des messages ?
Tommy. "


Sa réponse me fit sourire et j’attrapais un bout de papier et un stylo pour lui répondre. Les mots semblèrent coulés d’eux même et noircirent la blancheur de mon papier.

« Parce que je me retrouve en toi. Invisible aux yeux du monde. Incomprise. Rejeté pour quelqu’un d’autre et par le reste du monde. Tu sais pourquoi j’aime autant venir ici à la bibliothèque ? Parce qu’ici tout le monde s’en fou de qui tu es. Parce qu’ici dès que tu ouvres un livre, c’est une issue de secours. Une porte d’entrée comme l’était l’armoire des enfants Pevensie pour rejoindre Narnia. Une porte à la fiction où tout est possible. Que tu peux être n’importe où et n’importe qui. Et j’ai le sentiment que si tu viens ici, c’est aussi pour l’emprunter.

Je me retrouve en toi et ce que tu ressens quand tu te lève chaque matin et que tu lis notre roman. Pour t’enfuir de cette réalité. Tu sais pourquoi je l’aime aussi ? C’est …
 

FIN DU FLASH-BACK

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La voix de Tommy me sortit brutalement de mes pensées me ramenant sur Terre. Dans mon aquarium géant. Il tapotait toujours sur mon ordinateur qui refusait de s’allumer. Comme s’il savait que la personne qui voulait le réparer m’avait fait autrefois du mal et qu’il se vengeait en le luttant. Tommy ne sembla pas l’avoir remarqué. Il savait ce qu’il faisait et tapait des codes incompréhensibles dans sa console. À l’aise dans son élément. « Je ne vous promets pas de tous récupérer, mais le plus important sera sauvé ! Vous devriez faire des sauvegardes régulièrement. Un ordinateur n'est pas infaillible et les donnés ne sont jamais en sécurité.» Pour quelqu’un d’autre, il faisait la leçon. Pour moi, ce n’était pas le cas. Il donnait juste un conseil sans juger la personne concernée. Tommy était resté le même Tommy que j’avais connu avec plus d’assurance. Sa traversée des océans lui avait fait du bien pensais-je en faisant référence à notre roman. « Je ne suis pas très ordinateur comme vous vous en doutez, mais j’essayerai de mettre en pratique vos conseils si vous arrivez à dompté mon ordinateur. Et à me sauver la vie par la même occasion. » Ironisais-je en pensant à la réunion qui se rapprochait peu à peu. C’était sûr que si je ne récupérais pas mon dossier, j’étais cuite. J’allais perdre ce client au profit d’un de mes collègues et ça, je ne me le permettais pas. La compétition faisait rage dans mon service et je devais garder mon titre d’employé du mois permanent. Sinon, j’étais sûr que j’allais replonger dans la dépression et je ne le pouvais pas. Je fis un mouvement brusque sans m’en rendre compte qui fit tomber toute ma paperasse et mon roman par la même occasion. La poisse continua à me poursuivre quand je remarquais ce que Tommy me rendait poliment après l’avoir ramassé par terre. Notre roman. «Ah! Monsieur, vivez, vivez au sein des mers. Là seulement est l’indépendance ! Là, je ne reconnais pas de maîtres, là, je suis libre ! » Il avait le sourire aux lèvres en disant cela. J’ouvris grand les yeux et pris toute mon courage pour ne pas l’assassiner du regard. Comment osait-il dire ça alors qu’il s’était enfuit ? Même le fait qu’il ne souriait plus ne calma pas ma colère. Il fallait que je me calme. Je me mordais la lèvre inférieure et fermais les yeux une seconde. Tous nos souvenirs semblaient vouloir refaire surface dans mon esprit. Et je ne l’acceptais pas. Car « Tu n’as pas le droit. » Si je pouvais me mettre une gifle, je l’aurai fait. Je devais vite me rattraper avant qu’il ne demande pourquoi je lui avais dit ça. Et tant pis, si c’était un mensonge, le plus important était qu’il ne comprenne pas qui j’étais vraiment. Les mots sortirent tout seuls alors que je levais le roman à mes yeux. « de citer du Jules Verne et l’instant d’après faire comme si ne rien n’était. C’est un affront envers ce merveilleux roman.  » Jules Verne, une bonne source d’inspiration pour détourner le sujet de conversation. Je soupirais intérieurement. Je l’avais échappé belle. Tommy était certes naïf mais pas stupide. Et vu le silence qui régnait dans mon bureau, c’était sur qu’il avait entendu mes propos et le ton que j’avais employé. Coupable avec un soupçon de nostalgie. Je posais mes yeux sur mon roman. Je l’avais toujours emprunté à la bibliothèque pendant mon adolescence ne voyant pas d’intérêt à l’acheter. Surtout qu’à cette époque, je savais qu’à chaque fois que j’ouvrirais le livre, un mot était glissé à l’intérieur. Un de ses mots. Mon regard coula sur le visage de Tommy. Il avait détruit cette correspondance, cette amitié du jour au lendemain sans donner d’explication. Comme si je n’étais pas importante pour lui. Comme le capitaine Némo avait trahi son équipage en dévoilant sa vraie identité et ses attentions. Un sourire ironique naquit sur ma bouche en pensant à cela. Tommy était mon capitaine Némo comme j’étais son Pierre Aronnax. Et les sentiments qu’avait décrits Jules Verne face à cette trahison, je les avais connues quand il était parti à bord de son Nautilus, me laissant seul à Weymouth. C’était de l’histoire ancienne pourtant en voyant Tommy assis près de moi, tous les souvenirs revenaient à galop. Émotions comprises. Et je serrai sans presque le savoir mon roman au bout de mes doigts avec un regard emplit de nostalgie portée sur mon écran d’ordinateur qui était toujours plongé dans la pénombre. Sans savoir qu’une minute à l’autre, cette noirceur allait nous engloutir. Tous les deux.

FLASH-BACK

parce que ce roman me permet certes de m’évader comme toi, mais parce qu’il m’apporte cette liberté immense que je jalouse chez les autres personnes. Je vais te révéler quelque chose que peu de personnes sont au courant et j’ai le sentiment que tu garderas mon secret. Je suis claustrophobe et je jalouse ses aventuriers qui ont la liberté devant leurs yeux. Et ça même s’ils se sont faits prisonniers à bord du Nautilus, ils la retrouvent dans l’océan.

C’est pour ça que je continue à te répondre. À espérer que tu fasses la même chose. Car on est pareil. Coincé dans un aquarium alors que le reste du monde nagent dans un océan.

Sois mon capitaine Némo et je serai ton Aronnax.

Signée : une amie qui te veut du bien. »


FIN DU FLASH-BACK

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Du bruit me sortit de mes souvenirs. La première chose que je vis fut les quasi-inexistants rayons du soleil qui rentrait dans mon bureau pour faiblement l’éclairer. Je levais la tête vers le lampadaire qui était allumé depuis que j’avais mis les pieds à mon bureau et remarquait qu’un détail clochait. Il était éteint comme si quelqu’un s’était amusé à faire une vaste blague. Je soupirais et partis à tâtons vers l’interrupteur et y posai une main dessus. Clic. Aucun changement. La lumière était aux abonnés absents comme s’il y a avait une coupure d’électricité. J’ouvris grand les yeux à cette pensée et partit vers la porte d’entrée de mon bureau pour confirmer ou non mes craintes. La poisse sembla s’être liée d’amitié avec moi vu que la porte resta bloquée. Merci la sécurité électronique qui ne marchait qu’à l’aide d’électricité. À l’extérieur de mon bureau, ils semblaient avoir le même problème. Les ordinateurs affichaient un écran noir comme le mien et les employés ayant leur propre espace semblait aux aussi bloqués dans le leur avec qu’une porte d’entrée-sortie. Comme je l’étais. Prisonnière de mon propre bureau. « Et merde, il ne manquait plus que ça. Je suis maudite, vraiment maudite. » J’essayais une nouvelle fois d’ouvrir ma porte, mais sans succès. La fois suivante, j’eus le même échec et je baissais les bras face à la triste réalité. « On est coincé. » On dirait bien que j’étais maudite aujourd’hui. Je fis les cent pas dans mon bureau en me passant une main dans mes cheveux.    « Ce n’était qu’une coupure d’électricité, ça va être réglé rapidement. Il le faut. » me rassurais-je comme je le pouvais sans avoir remarqué que je l’avais dit à haute voix. Ce genre de situation était quelque chose d’anodine. Ce n’était pas d’aujourd’hui que les coupures d’électricité arrivaient surtout quand il faisait orage à l’extérieur. Vive le climat merdique de l’Angleterre. Ce n’était pas quelque chose qu’on s’inquiétait normalement. Et c’était bien là, le sens du mot normalement. Pour tout le monde, il n’y avait pas de quoi s’inquiéter. Mais pas pour une claustrophobe comme moi. Je pris mon cou avec l’une de mes mains et partit vers mon bureau où Tommy ne sembla pas s’inquiéter de ce genre d’évènement. Qui ne tente n’a rien. « Vous n’avez pas dans vos connaissances, un moyen de réparer ça aussi ? Comme un tournevis sonique ou une baguette magique pour nous sortir de là ? » Ma claustrophobie commençait à faire effet. Il ne pouvait être que ça pour que je cause Doctor Who et Harry Potter dans la même phrase. Comme si ce genre d’instruments existait dans la vraie vie. Je divaguais complètement, je suais fortement. Et il fallait que je me calme. Et la seule chose que je fis pour me calmer et de me laisser glisser contre un pan d’un mur. La tête dans les mains. Espérant que le cauchemar s’arrête. Que je puisse m’échapper du Nautilus comme Aronnax l’avait fait. Révélant sans même le savoir un détail que j’avais dit à Tommy autrefois. Que si j’aimais le roman, c’était pour ce sentiment de liberté que je perdais quand j’entrais quelque part. La claustrophobie me tient.

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Dernière édition par Cheryl Mackinlay le Ven 4 Aoû - 19:10, édité 1 fois
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Message(#) Sujet: Re: Cheryl & Tommy + you came to help me when I was down Dim 16 Juil - 22:53



you came to help me when I was down
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FLASH BACK

Aujourd’hui, Tommy était resté pas mal de temps à la Bibliothèque. D’un sens, il espérait croiser cette personne qui lui écrivait à chaque fois, laissant un message dans leur livre. Il était arrivé très tôt, mais déjà, il y avait énormément de monde. Il n’était peut-être pas arrivé si tôt que ça. Il se décida à aller chercher son livre, mais une fois arrivé devant l’étagère, aucun livre ne se trouvait devant lui. Il se recula brusquement et observa chaque table dans son champ de vision. Il essaya de trouver une personne comme lui, puisque c’est ce qu’elle prétendait. Seule, invisible aux yeux du monde.  « Oh, bonjour Tommy. Tu es matinale aujourd’hui. » Dit alors l’assistante de la bibliothécaire en rangeant quelque livres., dont le livre tant attendu. Il hocha la tête légèrement et l’observa attentivement.  « Tu recherches un livre peut-être ? » Demanda-t-elle en voyant qu’il attendait impatiemment qu’elle range le livre sur l’étagère. Il montra du doigt « Vingt mille lieues sous les mers » et se demanda le temps d’un instant si ça pouvait être elle. Après tout, elle le voyait à chaque fois qu’il venait ici et ils s’étaient déjà croisés en dehors de la Bibliothèque ? Mais aucune chance que ce soit elle. Elle avait son âge, mais elle n’étudiait pas la même école que lui. Et puis, elle avait l’air d’être le genre de fille à avoir tout ce qu’elle voulait, belle et populaire, elle ne perdrait pas son temps avec une personne comme lui. Quoi qu’il en soit, ce n’était pas elle. Il récupéra son livre et retourna à sa table.

« Parce que je me retrouve en toi. Invisible aux yeux du monde. Incomprise. Rejeté pour quelqu’un d’autre et par le reste du monde. Tu sais pourquoi j’aime autant venir ici à la bibliothèque ? Parce qu’ici tout le monde s’en fou de qui tu es. Parce qu’ici dès que tu ouvres un livre, c’est une issue de secours. Une porte d’entrée comme l’était l’armoire des enfants Pevensie pour rejoindre Narnia. Une porte à la fiction où tout est possible. Que tu peux être n’importe où et n’importe qui. Et j’ai le sentiment que si tu viens ici, c’est aussi pour l’emprunter.

Je me retrouve en toi et ce que tu ressens quand tu te lève chaque matin et que tu lis notre roman. Pour t’enfuir de cette réalité. Tu sais pourquoi je l’aime aussi ? C’est …

 

FIN DU FLASH BACK

Il avait senti une certaine froideur avec cette fille, sans vraiment savoir pourquoi, il sentait que quelque chose n’allait pas. Peut-être était-ce tout simplement son caractère qui était comme ça... Et puis, il faut dire qu’elle avait peut-être perdu tous ces fichiers, ce qui en soit, peut mettre de très mauvaises humeurs. Étrangement, tout chez cette fille lui rappeler sa relation avec la seule personne qui le comprenait. La seule personne avec qui il avait partagé énormément beaucoup de choses, et ce, sans savoir de qui il s’agissait. Il ne l’avait jamais su et aujourd’hui, il ne le saura probablement jamais. Il avait tout bonnement coupé les ponts. Et malgré son retour, il ne voulait pas renouer avec elle. Ni personne d’autre d’ailleurs. Moins il s’attachait au gens, moins il prendrait le risque de les blesser. C’était un mal pour un bien, d’un sens. Quoi qu’il en soit, le destin faisait tout pour lui faire rappeler cette fille. Peu de personnes possédaient « Vingt mille lieues sous les mers ». En ramassant le livre, il en profita pour s'exclamait sur une phrase qui avait fait débuter sa relation avec cette amie d'autrefois. Il fut brusquement arrêté par Cheryl.  « Tu n’as pas le droit. » D'abord étonné, il fronça des sourcils, ne sachant pas quoi répondre à ça.  « de citer du Jules Verne et l’instant d’après faire comme si ne rien n’était. C’est un affront envers ce merveilleux roman. » Il était consterné par cette situation assez étrange. Il n'arrivait vraiment pas à cerné cette jeune femme. Il lâcha un petit rire nerveux, ne sachant pas quoi faire d'autres et hocha la tête. Vraiment étrange. « Dans dix minutes, tout sera terminé. Si tout vas bien, bien entendu. » dit-il assez fier de lui.

FLASH BACK


... parce que ce roman me permet certes de m’évader comme toi, mais parce qu’il m’apporte cette liberté immense que je jalouse chez les autres personnes. Je vais te révéler quelque chose que peu de personnes sont au courant et j’ai le sentiment que tu garderas mon secret. Je suis claustrophobe et je jalouse ses aventuriers qui ont la liberté devant leurs yeux. Et ça même s’ils se sont faits prisonniers à bord du Nautilus, ils la retrouvent dans l’océan.

C’est pour ça que je continue à te répondre. À espérer que tu fasses la même chose. Car on est pareil. Coincé dans un aquarium alors que le reste du monde nagent dans un océan.

Sois mon capitaine Némo et je serai ton Aronnax.

Signée : une amie qui te veut du bien. »


Plongé dans cette lecture, il essayait d'imaginer cette fille, qui petit à petit, lui donnait envie de s'ouvrir davantage à elle. Elle avait l'air d'être comme lui, aussi perdue et triste d'être seul. Il s'étonnait à vouloir la rencontrer.

" Oui, tout comme toi, j'emprunte cette porte pour me réfugier dans cet autre monde, qui nous permet de nous sortir enfin libre. Libre de tout ce poids qui nous pèse chaque jour. Tu sais. Grâce à toi, chaque jour, je me dis que quelque part, quelqu'un pense à moi, quelqu'un prend dix minutes de sa journée pour venir me parler à moi. Et même si je ne te connais pas, si on devait se rencontrer un jour, je partirai avec toi vers cet autre monde. Pas à travers des mots, non, ça serait bien plus que ça.

Claustrophobe ? Et pourtant, tu aimes les endroits silencieux dotés de longs couloirs étouffant ? C'est assez étrange. Si je vois une fille commencée à paniquer, je saurais qu'il s'agit de toi. Oh, je viendrai t'aider, ne t'en fais pas. En général, quand je ne suis pas dans mon état normal, c'est ma meilleure amie qui me calme. Il lui suffit de me canaliser, de me prendre le visage entre ses mains et tout vas bien. J'espère que tu as toi aussi une personne qui t'aide à te canaliser lorsque tu te retrouves dans une crise. "


FIN DU FLASH BACK

En voyant la jeune femme paniqué, il prit peur. Jusqu’à maintenant, il avait réussi à gérer la situation, mais il suffisait d’un petit truc anormal pour qu’il perde pied. Mais il n’allait pas laisser ça là. Il prit une profonde respiration et se retourna vers la jeune femme. « Tout ira bien. Vous n’êtes pas seul. Pensez à autre chose. » Le pc portable de Tommy fonctionnait encore, n’étant pas branché sur secteur et ayant encore un peu de batteries, il fit deux manipulations et se leva de sa chaise. « Bon. La bonne nouvelle, c’est que je vous ai récupéré tous vos fichiers. » Voyant la jeune femme qui ne se calmait pas, il se gratta les cheveux et commença à faire les cent pas. D’habitude, c’est lui qui était dans une mauvaise posture et c’était les autres qui trouvaient des solutions pour le calmer. Dans le cas inverse, il n’avait jamais connu ça. Du moins, physiquement. Cette situation lui rappeler encore une fois cette fille. Décidément, c’était le jour des souvenirs. Il se rappelait de sa claustrophobie. Comme cela fonctionnait pour lui, il s’approcha de la jeune femme et prit son visage entre ses mains. « Ça va aller. » Dit-il aussi confiant que possible. Lily avait l’habitude de lui faire quand il perdait totalement pied et ça l’aidait à se calmer. Avec le caractère de la jeune femme, il risquait de s’en prendre une plus qu’autre chose, mais au moins, il ne sera pas resté sans rien faire.

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Message(#) Sujet: Re: Cheryl & Tommy + you came to help me when I was down Ven 4 Aoû - 21:03



You came to help me when i was down.
Tommy & Cheryl



FLASH-BACK

Les vacances. C’était les vacances scolaires celles où tous les lycéens attendaient avec impatience pour partir d’ici. Vacances rimaient avec liberté. Tout le monde les adorait. Et aussi bizarre que ça l’était, moi, c’était le contraire. Pas que je n’aimais pas à me reposer au contraire si je pouvais me réincarner en animal ça serait à coup sur le panda vu mon adoration pour mon lit. Non. Si je n’aimais pas les vacances, c’était parce que ça voulait dire vacances en familles. Comme chaque année, mes parents organisaient un voyage, je ne sais ou pour évacuer du stress de la ville et surtout pour solidifier notre famille. Si Mathéo échappait à ses vacances, être adulte avait des avantages, Cléa et moi, on était obligé d’y aller. Et même si j’aimais ma jumelle, je préférais être à l’autre bout du monde plutôt que de passer mes vacances avec. Car vacances signifiaient aussi emmerdes. Et dans ces dernières, jalousie était en tête de liste. Chaque nouveau voyage me rappelait à quel point Cléa était aimé de tous. Même en pleine campagne, elle se ferait des amis tandis que moi seule la compagnie des vaches et autres animaux me tiendrait compagnie. Ses vacances n’échappèrent pas à la règle et mes parents ne voyaient que du feu. Comment des parents ne pouvaient-ils pas voir la détresse de leur enfant ? Facile. Ils étaient concentrés sur l’autre enfant. Et cette situation bien que dramatique était devenue au fil des années familières. Habituelles. Blessantes. Et comme à chaque fois, je ne disais rien. Souriant en public, souffrant en silence. Mais ce n’était pas grave, car les vacances se terminaient toujours. Et celles-ci en particulier.

Je contemplais le paysage qui défilait à une vitesse folle. Les arbres disparaissaient au profil de l’océan. Le panneau annonçant l’arrivée à Weymouth me fit sourire tandis  que j’entendis des soupirs dans la voiture de mes parents. Eux auraient aimé rester là-bas. Comme Cléa qui regardait nostalgiquement ses photos qu’elle avait faites avec son téléphone portable. Comme d’habitude, elles s’étaient fait des nouveaux amis dans cette nouvelle ville. Pas moi. Mais je m’en fichais, car au moins, Londres m’avait fait découvrir Big Ben et ses autres monuments. On passa devant la bibliothèque et malgré l’heure tardive, je risquais une demande à mon père pour qu’il me laisse ici. Lui ne comprenait pas mon acharnement à venir ici, mais la fatigue du voyage pris le dessus sur ses tentatives à me faire changer d’avis. Je sautai de la voiture dès que cette dernière s’arrêta près de la bibliothèque et partit en courant à l’intérieur. Deux semaines que je n’avais pas mises les pieds ici. Peu de temps pour certains, une éternité pour ma part. Je saluai l’étudiante qui se chargea de la soirée et trouva rapidement mon rayon favori. Le livre était toujours en place. Attendant que je daigne l’ouvrir. Ma main se posa dessus et s’immobilisa quelques secondes. Avec Tommy, on avait pris un rythme plutôt rapide pour se répondre. Généralement, on avait une réponse au moins tous les deux jours. Mais la, ça faisait deux semaines que je n’avais pas répondu. Est-ce qu’il pensait que je m’étais lassé de lui ? De notre correspondance épistolaire ? De notre refuge ? Je secouais la tête et partis livre en main vers une table. Peu de personnes traînaient le soir à la bibliothèque et je trouvai rapidement celle où je m’asseyais tout le temps. Le bout de papier tomba quand j’ouvris en grand « vingt-mille lieux sous les mers » de Jules Vernes. Comme s'il avait perdu patience ou espoir d’avoir une réponse à celle-ci.

«  Oui, tout comme toi, j'emprunte cette porte pour me réfugier dans cet autre monde, qui nous permet de nous sortir enfin libre. Libre de tout ce poids qui nous pèse chaque jour. Tu sais. Grâce à toi, chaque jour, je me dis que quelque part, quelqu'un pense à moi, quelqu'un prend dix minutes de sa journée pour venir me parler à moi. Et même si je ne te connais pas, si on devait se rencontrer un jour, je partirai avec toi vers cet autre monde. Pas à travers des mots, non, ça serait bien plus que ça.

Claustrophobe ? Et pourtant, tu aimes les endroits silencieux dotés de longs couloirs étouffant ? C'est assez étrange. Si je vois une fille commencée à paniquer, je saurais qu'il s'agit de toi. Oh, je viendrai t'aider, ne t'en fais pas. En général, quand je ne suis pas dans mon état normal, c'est ma meilleure amie qui me calme. Il lui suffit de me canaliser, de me prendre le visage entre ses mains et tout vas bien. J'espère que tu as toi aussi une personne qui t'aide à te canaliser lorsque tu te retrouves dans une crise. »


Un sourire passa sur mon visage en lisant les mots que m’avait écrits Tommy. On était peut-être bien plus semblables qu’il le pensait. Certes, ma claustrophobie n’était pas vraiment une maladie, mais une phobie, mais je la considérais comme telle. Je me rappelais de comment, elle était arrivée. Un simple jeu de cache-cache avec Cléa chez nos grands-parents maternels où je m’étais retrouvé coincé dans un placard à balais. La pièce était si étroite que je pensais avoir trouvé la cachette du siècle. Mon sourire s’était accentué en voyant les minutes défiler pour devenir une heure. Il s’était effacé quand j’avais essayé d’ouvrir la porte du placard et que malgré tous mes efforts, celle-ci restait close. Comme si on pouvait l’ouvrir que de l’extérieur et non de l’intérieur. Je me rappelais l’angoisse qui m’avait frappé quand après ce qui me sembla des heures personne n’était venu me chercher. Seule la faible lumière de l’ampoule suspendue au plafond était ma seule compagnie. Mon phare dans l’océan. Ou ma raison à ne pas hurler. Mon cri était sorti quand cette dernière éclata et que j’avais vu la noirceur m’aspirer. Mathéo m’avait retrouvé replié sur moi et pleurant comme l’enfant de six ans que j’avais été. Si Tommy avait sa meilleure amie comme aide, Mathéo avait été le mien. Comme un preux chevalier. Tel le grand frère protecteur qu’il l’était avant qu’il parte à l’université pour poursuivre ses études. Me laissant seule avec mes crises de claustrophobie. Et j’avais trouvé refuge dans ses livres. Au moins avec eux, je n’avais pas ses crises. Et je savais quoi répondre à Tommy.

« Tu es encore là Tommy ? Je suis désolé de ne pas t’avoir averti avant que je partais en vacances. Obligation familiale que je ne peux pas refuser, car je ne suis pas majeure. Et crois-moi quand je te dis que j’aurais préféré rester ici à Weymouth pour continuer à te parler plutôt que d’être avec vous. Qu’est-ce qu’on disait déjà ? Ah oui. On parlait de ma claustrophobie.

C’est étrange, je sais. Les gens disent que je suis bizarre, je pense qu’ils ont raison. Ma claustrophobie l’est tout autant, on dirait. Comme la propriétaire. Je… je ne sais pas comment te l’expliquer. Juste que dès que je sais qu’il y a une porte de sortie, j’arrive à la contrôler. Tu sais la première fois que je me suis rendis ici, j’ai fait le tour de la bibliothèque bien trois fois pour voir où étais les portes de sortie ainsi que les sorties de secours. Pour éloigner cette phobie et ne pas passer pour une idiote à chaque fois que je mets les pieds ici. C’est la seule solution pour me calmer. Je t’envie d’avoir ta meilleure amie pour t’aider. Moi, la personne qui m’aidait est partis à sa vie adulte. La seule qui était au courant. Tu peux parler de fierté ou d’égo mal placé, mais avec ce que je vis au quotidien, je savais à quoi m’attendre si je leur faisais part de mon secret. De notre secret dorénavant.

Tu vois Tommy, on n’est pas si différent que ça ? Je suis autant malade que toi. Peut-être que le destin existe et nous a mis sur la même route. Je m’y plais à le croire.

Et Tommy, ne pense pas que j’ai fui. Que je suis parti sans toi. Je ne te ferai jamais ça. Car même si on se parle que depuis quelques semaines, tu comptes pour moi.

Une amie qui te vaut du bien. »


FIN DU FLASH-BACK
----------------

Dix minutes. Il avait eu besoin de dix minutes pour qu’il s’en aille après si l’électricité n’avait pas planté dans mon entreprise. Ce n’était qu’une panne d’électricité. Rien de plus banal. Et pourtant, c’était une chose que je redoutais le plus. Car l’entreprise où j’étais employé était équipé de la dernière technologie et quoi de mieux que verrouiller les portes du bureau grâce à un système alimenté par l’électricité pour rendre la sécurité high-tech ? Si au début, j’avais trouvé le concept super, j’avais vite retourné ma veste quand une panne était survenue. Ça faisait longtemps que je travaillais ici et seules deux pannes étaient survenues. J’entendais déjà le mec qui disait « jamais deux sans trois ». Et il fallait que ça tombe aujourd’hui. Merde. C’était de pire en pire. Déjà mon ordinateur qui refuse de s’allumer puis Tommy qui était venu à la rescousse et voilà que maintenant, on était coincé dans mon bureau tous les deux. Dix minutes s’étaient trop demandées à l’électricité ? On dirait bien vu que la lumière de mon bureau ne s’alluma toujours pas. Comme pour me narguer. Que même, si ma journée était pourrie, elle allait l’être encore plus. J’étais maudite. Un magazine pourrit que j’avais chez moi parlait de karma. On dirait bien que le mien était noir pour que je me coltine une crise de claustrophobie et quelqu’un du passé.

Je m’étais fait une raison à Tommy. Qu’il m’avait abandonné, me laissant seule face au reste du monde. Qu’il n’était plus mon capitaine Némo. Qu’il m’avait laissé à bord du Nautilus pour y jeter une bombe le coulant comme l’avait fait le Titanic. Je m’étais fait à ça. Tommy était de mon passé. Alors, pourquoi ça me faisais toujours aussi mal de le regarder ?   « Tout ira bien. Vous n’êtes pas seul. Pensez à autre chose.  » Non. Tout ne va pas bien Tommy. Si tu n’étais pas revenu dans ma vie, j’aurai été bien. J’aurai trouvé la force de me lever tous les matins grâce à mon boulot qui me tenait debout. J’aurai même sourie à la vie après avoir raccroché au nez du Dom Juan qu’était Enzo Spencer. J’aurai dorloté mon chien tout en levant les yeux aux ciels quand Liv me dirait qu’un bas de survêtement n’était pas un vêtement. J’aurai même été content de voir ma famille même si ça voulait dire affronté la mort de Cléa. Ouai. J’aurai tout affronté si mon ordinateur n’avait pas planté un des jours les plus importants de ma vie enfin de ma carrière et que tu te viennes comme une fleur, le sourire aux lèvres dans mon bureau en disant que tu étais là pour réparer mes problèmes. Non. Tommy, tout ne va pas bien. Et je secouais la tête en me coinçant la tête dans mes mains. L’angoisse venait. Elle me tenait. Elle se collait contre moi pour me serrer dans ses affreux bras. Dans cette paralysie, je n’entendis pas Tommy qui disait avoir récupéré mes fichiers. A l’heure actuelle, c’était le cadet de mes soucis. La seule chose que je voulais était que la lumière fonctionne, car ça voudrait dire que l’électricité remarche. Et qui dit électricité dit porte de sortie. La liberté face à la claustrophobie. Tout ce que je voyais était noirceur.

Du moins avant que mon regard se raccroche à celui de Tommy. Je me rappelais de la fois où il m’avait parlé de sa maladie. Que sa meilleure amie Lily faisait ce geste pour le calmer. Et que ça marchait chez lui. Peut-être, pensait-il la même chose vu le ton rassurant qu’il m’adressa en prenant mon visage entre ses mains. « Ça va aller. » Je fermais les yeux et laissai sortir un rire nerveux. Dommage pour toi, Tommy. Si ça pouvait calmer tes crises, ça ne marchait pas avec les miennes. Seule l’idée d’avoir un moyen de sortie me permettait de les calmer. D’éloigner ma phobie de mes bras. Et j’avais examiné mon bureau de très près pour savoir qu’il n’y avait qu’une porte de sortie. Et elle était bloquée à cause du super service de sécurité. Il y avait la fenêtre, mais soyons honnête, sauter du cinquième étage ne vous donnait que très peu de chances d’être vivante en bas. Et malgré mon deuil, j’aimais la vie malgré toutes les horreurs qu’il y avait. Je secouais la tête pour m’éloigner de ses mains. Dans ce genre de situation, c’était bien la dernière personne que je voulais voir. Même être avec Enzo ou sa peste de secrétaire m’irait. Tout sauf Tommy qui ne voyait rien, naïf comme il l’est. Avec toutes les coïncidences n’avait-il pas deviné qui j’étais pour lui ? Son passé celui qu’il avait rayé d’un trait en se tirant je ne sais où me laissant seul ici. Némo sans son Aronnax. « Je te déteste. » Il avait été mon ami. Et je le détestais pour m’avoir laissé seule à Weymouth. « Et ce n’est pas avec toi ici que ça ira. » Vu la situation, il pensait certainement que je parlais de la claustrophobie et non de lui. J’y comptais ainsi que sa naïveté. Car bon dieu qu’est-ce qu’il était naïf Tommy. Une qualité qui m’avait plus où je lui avais sorti des excuses les plus farfelues du monde pour éviter une rencontre entre eux. Car si devant l’écran, j’étais confiante. Derrière l’écran, je ne l’étais pas. Et on dirait bien que ça tenait qu’à ça notre histoire. Une correspondance épistolaire où on ne mettra jamais un visage sur l’autre. Enfin pour lui.

Derrière nous, mon écran d’ordinateur s’alluma comme si on avait donné un coup de baguette magie sur ce dernier. Lui redonnant la vie. Et son écran se remplit des dernières pages que j’avais vus la veille avant de l’éteindre. Et parmi elle, ma messagerie personnelle. Car si j’avais mis Tommy dans la casse « passé », je n’avais pas trouvé le courage d’effacer notre correspondance qui était passée d’une simple feuille de papier à des centaines voir des milliers d’e-mails. Que je conservais. Je ne voyais que mon reflet dans les yeux de Tommy et non la lumière aspirée la noirceur de la pièce. Liberté me voilà. Ou pas.

acidbrain



_________________

✻ the wicked games
Amène ton amour bébé, j’apporterai ma honte. Amène les médicaments bébé, j’apporterai ma douleur. Mon cœur sera là, mes cicatrices seront là. Amène les verres bébé, j’apporterai à boire. Amène ton corps bébé, je t’apporterai la gloire. Et ce sont mes putains de mots aussi. Putain, laisse-moi t’aimer.
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