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 #666 - une longue nuit (Cheryl & Liv)

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Message(#) Sujet: #666 - une longue nuit (Cheryl & Liv) Ven 30 Juin - 17:08

Cheryl Mackinlay & Liv Williams
une longue nuit

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5:52
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Voici ce que venait de voir Liv s'affichait sous ses yeux durant les dernières heures. Impossible pour elle de dormir profondément. La veille, Liv était en shooting à Londres où elle devait passer le week-end. La séance se déroula finalement plus vite que prévu grâce aux conditions météorologiques étonnamment favorables dans la capitale et au professionnalisme de l'équipe et Liv put donc partir plus tôt de Londres. Elle informa bien sûr Mathéo de la situation, lui disant qu'ils pourraient donc peut être se voir dans la soirée, une fois qu'elle serait rentrée. Le tout sans en souffler un mot à Cheryl, bien entendu. Mathéo lui répondit que cela serait compliqué puisque les Mackinlay fêtaient aujourd'hui l'anniversaire de leur père en famille. Compréhensive bien qu'un peu déçue, Liv rentra donc à l'appartement qu'elle partageait avec Cheryl en fin d'après-midi et s'attaqua au rangement de sa valise. Fatiguée par les derniers jours et le trajet en train, elle décida donc d'aller à la bibliothèque afin d'emprunter de nouveaux romans puisqu'elle avait dévoré le dernier qu'elle avait emprunté durant son voyage. Malgré la superficialité de son métier, Liv n'était pas une de ces blondes écervelées qui passent leur journée à s'observer dans un miroir, sa passion pour la littérature était restée intacte. Dès qu'elle avait un peu de temps à elle, elle s'abandonnait à la lecture où elle pouvait oublier la frénésie de son travail. Elle qui s'était transformée en une femme très active retrouvait la petite Liv douce, tranquille et solitaire lorsqu'elle se replongeait dans un livre.
Alors qu'elle s'était totalement immergée dans l'univers de Paula Hawkins, elle reçut un message de Mathéo. Celui-ci lui disait qu'ils allaient se rendre au cimetière avec sa famille pour se recueillir sur la tombe de leur sœur décédée, Cléa. Ce message inquiéta légèrement Liv, elle savait que ce moment serait une épreuve douloureuse pour Cheryl. Celle-ci n'avait toujours pas réussi à s'y rendre jusque là. Liv se rassura en se disant que Cheryl serait accompagnée de sa famille, ce qui pourrait l'aider à franchir ce pas. Elle comptait sur Mathéo. Bien que celui-ci soit aussi très affecté par le décès de sa petite sœur, il savait être présent pour Cheryl et essayait de l'aider à faire son deuil, ce qui se tournait souvent en dispute entre les deux Mackinlay. Les frères et sœurs étaient très proches mais vivaient le décès de Cléa de manière totalement différente. Ne se comprenant pas sur ce point-là, leurs discussions devenaient rapidement vives et l'un d'entre eux -Cheryl, le plus souvent- finissaient par quitter violemment la pièce afin de mettre court à la discussion. Liv répondit alors à Mathéo de la tenir au courant après la visite au cimetière, afin de savoir si Cheryl et lui allaient bien car elle savait que cela serait également douloureux pour Mathéo, même s'il parvenait à mieux le cacher que sa sœur.
Plus tard, Liv fut sortie de sa lecture par un appel. Il s'agissait de Mathéo. Un peu surprise, elle décrocha. Celui-ci lui raconta que Cheryl s'était enfuie en courant du cimetière et qu'il ne savait pas où elle était, elle ne répondait pas à ses appels. Il espérait donc qu'elle se trouve avec Liv. Malheureusement, ce n'était pas le cas et Liv n'avait eu aucune nouvelle de Cheryl. Elle tenta de rassurer Mathéo autant que possible, tout en cachant sa propre inquiétude. Elle raccrocha et harcela Cheryl de messages et appels toute la soirée. En vain. Elle essayait tant bien que mal de se convaincre qu'il n'était certainement rien arrivé à Cheryl, que celle-ci n'allait certes pas très bien, mais qu'elle ne ferait pas de bêtise. Vers 1h du matin, elle céda à la fatigue et décida d'aller se coucher, en prenant soin de garder son téléphone auprès d'elle ainsi que la sonnerie activée. Malgré tout, elle n'arriva pas à dormir, se réveillant toutes les heures et sursautant au moindre craquement provenant de l'appartement.


6:04

Liv ouvrit de nouveau les yeux et se précipita aussitôt sur son téléphone, toujours aucune nouvelle de Cheryl. Elle avait cependant un message de Mathéo reçu à 5h57. Il n'avait visiblement pas dormi de la nuit non plus. Liv décida donc de se lever afin de voir si Cheryl avait fait son apparition. Dans le couloir elle remarqua que la porte de la chambre de sa colocataire était ouverte, comme elle l'était depuis 17h et le lit toujours fait. Elle n'était donc pas rentrée... Liv en informa donc son petit-ami et celui-ci l'appela aussitôt. Tous les deux étaient épuisés. Liv s'installa sur le canapé, les yeux rivés sur la porte d'entrée.
Non, j'ai pas vraiment dormi non plus... Je sais pas où elle peut être. Je trouve ça tellement bizarre qu'elle nous ait donné aucun signe de vie. Elle se fout de nous ou quoi? Elle se dit pas qu'on va s'inquiéter?!
Liv commençait à s'impatienter et à s'énerver. La fatigue et l'inquiétude ne faisaient jamais bon ménage avec son fort tempérament. Mathéo le savait bien, et bien qu'il soit lui aussi très inquiet, il essaya cette fois-ci de la calmer.
Oui... tu peux passer à l'appartement si tu veux. Je pense que je vais rester là pour être sure d'être présente quand elle rentrera. Et si elle demande pourquoi tu es là, on dira que c'est parce que tu la cherchais et que tu es passé ici pour voir si elle était rentrée ou si j'avais de tes nouvelles, non?
Une situation typique, puisque Liv et Mathéo cachaient leur relation à Cheryl, ils cherchaient toujours une explication plausible au cas où celle-ci se demandait ce qu'ils faisaient ensemble. En effet, avant de se mettre en couple, Liv et Mathéo ne passait jamais de temps ensemble. Ils se côtoyaient, puisque les deux femmes étaient inséparables depuis des années maintenant, mais n'étaient pas amis.  Au moment où elle proposait alors à Mathéo de la rejoindre, la porte d'entrée s'ouvrit... et Cheryl apparut. Le cœur de Liv fit un bond dans sa poitrine.
Elle est rentrée... je te laisse.   dit-elle alors à Mathéo et elle raccrocha. Elle regarda de nouveau Cheryl et prise par l'émotion elle ne put s'empêcher de... crier.
Ah quand même, tu daignes faire ton apparition! T'aurais pas pu donner signe de vie franchement ?! J'espère que tu as une bonne excuse, que t'as perdu ton téléphone ou qu'il ne fonctionne plus parce que je t'ai quand même envoyé une vingtaine de messages et je t'ai passé à peu près le même nombre d'appels ! J'ai pas dormi de la nuit ! T'étais où ?! Elle la regardait fixement en espérant entendre de bonnes excuses, même si elle ne pensait pas que Cheryl en avaient vraiment. Elle n'osa pas parler de son frère, toujours pour éviter le moindre soupçon.
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Message(#) Sujet: Re: #666 - une longue nuit (Cheryl & Liv) Dim 9 Juil - 16:23



une longue nuit
Liv & Cheryl



FLASH-BACK

Un sourire hautain se dessina sur ses lèvres. Je lui avais dit que je mourrai d’envie de le lui arracher, car oh combien je détestais ce sourire, et il ne sembla pas riposter quand je le lui arrachai en posant mes lèvres sur les siennes. Il y avait bien des manières pour lui faire perdre son rythme et vu mon état d’ébriété plus qu’avancé, la solution de l’embrasser était la meilleure idée qui m’avait traversé l’esprit. Au moins, j’étais sûr qu’il ne sourirait plus comme s’il avait gagné le Grand Prix de formule 1. Je poussais un soupir quand je sentis mon dos rencontré une surface dure. Un mur. Et même si la position était inconfortable, je ne rompis pas le contact de ses lèvres comme les siennes. Comme si ses lèvres étaient ma bouée de sauvetage. Ma putain de dose d’oxygène que j’en avais cruellement besoin. Et je me calais encore plus confortablement en joignant mes jambes autour de sa taille rapprochant encore plus davantage nos deux corps si c’était possible de faire plus coller. Au loin, une petite voix dans ma tête me hurla d’arrêter de l’embrasser. D’arrêter de passer l’une de mes mains dans ses cheveux et d’onduler mes hanches contre les siennes. Que je ne devais pas faire ça alors que mon cœur lui cria le contraire, car j’allais le regretter une fois la nuit tombée. Car c’était dans ses habitudes à lui de prendre et de jeter ensuite. Et malgré tout ça, à moins que ça ne soit l’alcool qui jouait, je n’arrêtais pas de l’embrasser même quand il me décala du mur pour me porter vers le lit de la chambre d’hôtel qu’il m’avait emmené. Et que je l’avais suivi sans aucune riposte de ma part en savant très bien les risques que j’encourais en suivant Enzo Spencer dans cette chambre d’hôtel. Savant qu’une fois l’aube arrivée, les conséquences m’attendront de pied ferme.

FIN DU FLASH-BACK

--------------

Putain fut ma première pensée quand j’essayais d’ouvrir les yeux. J’ai du m’y reprendre à trois fois avant que mes paupières s’ouvrent comme si elles avaient été bétonné pendant la nuit. Alors, que ce n’était vraiment pas le cas. C’était juste la gueule de bois qui me faisait ressentir ça. Un soupir sortit de ma bouche quand je refermais les yeux presque immédiatement après les avoir ouvertes. Qui avait laissé la lumière allumée ? Ce n’était pas mon genre et encore moins Liv vu notre adoration des stores fermés à bloc pour dormir. J’essayai de me lever, mais un mal de tête me stoppa net dans mes mouvements. Comme si une troupe d’éléphants et de musiciens faisaient la fanfare dans ma tête. La cuite que je m’étais mise à la veille devait être bonne pour m’avoir fait dormir la lumière allumée. Je grinçais les dents en rouvrant difficilement les yeux et découvrit non sans surprise que la lumière venait d’une des fenêtres que je ne connaissais vraiment pas. Ça me fit ouvrir les yeux brusquement. Ce n’était pas que les fenêtres que je ne connaissais pas. La décoration de la chambre aussi ne me disait rien qui vaille. Je portais une main à ma poitrine par réflexe et soupirai en sentant le tissu de ma robe. Je n’avais pas fini dans le lit du premier venu, c’était déjà ça. Cette idée disparue quand je sentis le tissu des couvertures bougées. Comme si quelqu’un bougeait dedans. Et vu mon immobilité ce n’était pas moi.

Je fermais les yeux à cette pensée. Il ne manquait plus que ça. J’essayais de me souvenir de ce que j’avais fait la veille. Je me voyais enchaîner les verres de whisky qui portaient mon nom tranquillement au bar d’une boite de nuit. Puis il y avait eu cette phrase que je connaissais par cœur et la surprise m’avait fait recracher dans mon verre. Je fronçais les sourcils à ce souvenir. J’avais bien parlé à Enzo, mais ça ne voulait pas dire que c’était avec lui que j’avais fini la soirée. D’autres souvenirs me revinrent en mémoire. Comme le fait que je lui avais enlevé sa cravate et me l’était entouré autour du cou. Ou du fait que je lui avais dit le trouver canon. Ou comme celui où pousser par la jalousie, j’avais embrassé le premier mec venu en regardant droit dans les yeux Enzo. Par pure provocation. Je cherchais dans ma mémoire comment il avait réagi, mais le néant me répondit. Non. C’était certainement dans la chambre de l’homme en question que j’avais fini cette nuit. Pas dans celle d’Enzo. J’ouvris les yeux et risquais un regard vers l’autre occupant de mon lit. Une chevelure brune fut la première chose que je vis. Elle était ébouriffée comme si la personne sortait d’une partie de jambes en l’air. Et le fait qu’il ne portait pas de haut semblait confirmer cette pensée. À la vision de cette chevelure, un autre souvenir se fraya un chemin dans ma tête. Le fait de mes mains dans ses cheveux tandis qu’il me plaquait contre un mur en m’embrassant. Non. C’était impossible. Ce n’était pas ... Avant que je finisse ma phrase, l’inconnu fit un nouveau mouvement pour changer de position dans son sommeil. Le visage d’Enzo endormi rentra dans mon champ de vision et me fit ouvrir grand la bouche.

Putain. Ce n’était pas possible. Et pourtant, il était bien là. Endormi avec un sourire serein sur le visage. Si différent de ce qu’il montrait en public. Je fermais les yeux ainsi que la bouche avec le soulagement qu’il ne s’était pas réveillé. Est-ce qu’on avait couché ensemble ? Fut la première pensée qui me traversa l’esprit. J’oubliai très vite l’idée de recommencer, car je ne m’en souvenais pas. Et j’avais l’étrange impression qu’on avait fait que dormir dans ce lit sans faire autre chose. Ce qui était très bizarre concernant la réputation de Dom Juan d’Enzo. Il était venu chasser selon ses termes, ça, je me le rappelais très bien, et je ne le voyais pas juste dormir avec une fille. Pourtant, j’avais cette impression. Je mourrais d’envie de le lui demander, mais je savais très bien qu’à son réveil comment il allait se comporter. Un sourire hautain au visage, des sous-entendus à faire rougir une vierge effarouchée, une fierté sans égale. Et je ne voulais rien voir de ça. La suite fut très simple. J’arrivai à sortir du lit sans le réveiller, un vrai miracle fut le bruit que j’avais fait. Une fois à l’extérieur de la chambre, je partis rapidement. J’avais retrouvé juste mes chaussures et non mon sac à main contenant mon téléphone. Avec ma chance, il l’était encore dans la boite de nuit. Je soupirais en jetant un regard à l’endroit où j’étais. Un hôtel. Il m’avait emmené dans un hôtel et mon cœur se pinça à cette idée. Qu’est-ce que je m’y attendais ? Qu’il allait m’emmener chez lui alors qu’une chambre d’hôtel était parfaite pour les aventures d’un soir. J’étais bête d’avoir pensé que j’avais de l’importance pour lui.

Je partis presque en courant de l’hôtel et découvrit qu’on n’était pas loin de la boite de nuit. Parfait, j’allais pouvoir récupérer mes affaires. En arrivant vers la porte, je la découvris fermé qui me fit grincer les dents. Ce n’était pas pour tout de suite que j’allais récupérer mon sac, je devais y repasser en fin de journée. Merde. Surtout que dans mon sac, j’avais mes clés de voiture et mon porte-feuille. Je ne pouvais donc pas prendre un taxi ou un transport en commun n’ayant pas d’argent pour le payer. Il ne me restait plus qu’à aller à pied jusqu’à chez-moi. Le trajet risquait d’être long vu que je n’avais pas les chaussures adaptées. Les gens devaient penser que je revenais d’une soirée ou d’une partie de jambes en l’air vu mon look. Les cheveux dans tous les sens, le maquillage dégoulinant, le visage blâme d’avoir pris une bonne cuite. Et je m’en fichais. Tout ce qui me comptait était les derniers kilomètres qui me restaient à faire jusqu’à chez-moi. La ruelle que je prenais en courant d’habitude me fit sourire. Encore dix minutes et je pouvais enlever mes chaussures à talon haut que m’avait acheté Aaron, mon cousin avec l’aide de Liv. Car une femme devait avoir plusieurs paires de talons dans son dressing selon leurs dires. Et j’avais hoché la tête pour éviter une éventuelle riposte de leur part. J’avais été faible et je le regrettais maintenant vu la douleur que je sentais.

Un sourire naquit sur mon visage vite enlevé quand mon mal de tête recommença à jouer du tambour dans ma tête. Il ne m’avait pas quitté depuis ma fuite de la chambre d’hôtel. J’avais besoin d’un aspirine du genre tout de suite. Heureusement que Liv n’était pas à la maison sinon elle poserait des questions. Je remercie en silence son boulot de mannequinat, car sans ça, j’étais sûr d’avoir droit à une ribambelle de questions. Mon sourire disparu quand j’ouvris la porte et que j’entendis sa voix. « Elle est rentrée... je te laisse.. » Elle devait parler au téléphone et il y avait moyen que ça soit mon frère son interlocuteur. Et merde. Elle était rentrée plus tôt que prévue. Il avait dû lui dire que c’était l’anniversaire de notre père la veille et que je m’étais enfui du cimetière en courant n’ayant pas la force d’affronter la tombe de ma défunte jumelle. Et vu le regard qu’elle me lança, malgré sa tête fatiguée, j’avais visé juste. Et ses paroles confirmèrent ma pensée.« Ah quand même, tu daignes faire ton apparition! T'aurais pas pu donner signe de vie franchement ?! J'espère que tu as une bonne excuse, que t'as perdu ton téléphone ou qu'il ne fonctionne plus parce que je t'ai quand même envoyé une vingtaine de messages et je t'ai passé à peu près le même nombre d'appels ! J'ai pas dormi de la nuit ! T'étais où ?!» Ses paroles raisonnèrent dans ma tête comme un boomerang. Je levais immédiatement ma main pour la poser sur mon front et rejoignis la cuisine. « Salut Liv, tu es déjà rentré ? Ton shooting s’est bien passé ? »  Je n’avais pas besoin de me retourner pour savoir qu’elle me suivait attendant mes explications. Que j’essayai d’esquiver de manière totalement pathétique. « Je suis désolé de t’avoir inquiété, j’avais besoin de faire le vide dans ma tête après ma « réunion de famille » et je n’ai pas vu l’heure passée. » La gueule de bois n’aidait pas. Et mon excuse sembla ne pas plaire à Liv. J’esquivais un sourire timide et sentis un haut-le-cœur monter. Je fermais la bouche immédiatement et soupirais presque de soulagement. Une mauvaise alerte. Je me tournais et cherchais les médicaments qui devaient se trouver pas loin. Je lançais une nouvelle excuse en espérant que cette fois-ci, ça calmera Liv. « Je voulais te prévenir, mais j’ai oublié mon téléphone en boite de nuit et … »  Ou pas. Un nouveau haut-le-cœur et cette fois, je partis en courant vers les toilettes du rez-de-chaussée pour vomir mes trippes. Des larmes coulèrent en même temps que je vomissais. Si cette fois-ci, Liv ne comprenait pas que je m’étais bourré la gueule, bien plus qu’il ne le faut, c’était qu’elle était aveugle. Une situation qui était très rare et qui ne voulait dire qu’une chose : que j’étais au plus bas. Et Liv, le savait plus que quiconque, elle n’était pas ma meilleure amie pour rien.




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Amène ton amour bébé, j’apporterai ma honte. Amène les médicaments bébé, j’apporterai ma douleur. Mon cœur sera là, mes cicatrices seront là. Amène les verres bébé, j’apporterai à boire. Amène ton corps bébé, je t’apporterai la gloire. Et ce sont mes putains de mots aussi. Putain, laisse-moi t’aimer.


Dernière édition par Cheryl Mackinlay le Mer 2 Aoû - 16:44, édité 1 fois
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Message(#) Sujet: Re: #666 - une longue nuit (Cheryl & Liv) Dim 23 Juil - 23:21

Cheryl Mackinlay & Liv Williams
une longue nuit


L’entrée de Cheryl dans l’appartement coupa court à la discussion entre Mathéo et Liv. Celle-ci se dépêcha de raccrocher et de se tourner vers sa meilleure amie afin qu’elle puisse lui dire à quel point elle s’était inquiétée. Bien qu’elle se disait qu’elle ferait attention et qu’elle serait attentionnée, sachant que Cheryl n’allait sûrement pas bien, elle ne put s’empêcher de crier et de la harceler de questions sur un ton moralisateur. Cela était plus fort qu’elle, elle voulait s’efforcer de rester calme et de tourner sa langue dans sa bouche avant de parler, mais ses émotions prenaient le dessus et elle finissait toujours par exploser avant toute chose.
Ah quand même, tu daignes faire ton apparition! T'aurais pas pu donner signe de vie franchement ?! J'espère que tu as une bonne excuse, que t'as perdu ton téléphone ou qu'il ne fonctionne plus parce que je t'ai quand même envoyé une vingtaine de messages et je t'ai passé à peu près le même nombre d'appels ! J'ai pas dormi de la nuit ! T'étais où ?! Alors qu’elle regardait Cheryl afin d’entendre son explication – qu’elle espérait convaincante – la brunette trouva le moyen de l’agacer encore plus. Salut Liv, tu es déjà rentré ? Ton shooting s’est bien passé ? Celle-ci ignora complètement la tirade de Liv et lui posa elle-même d’autres questions afin d’esquiver la discussion qui s’annonçait épineuse.
Tu es sérieuse Cheryl ? Tu comptes vraiment esquiver la question de la sorte ? Tu me prends pour une idiote ou quoi ? Tu crois que je vais répondre à tes questions à la con et oublier le fait que tu nous…euh elle se rendit compte de sa gaffe et se reprit aussitôt…… me doives des excuses et des explications ? T’étais où ? Tu faisais quoi ? Pourquoi tu ne répondais pas ? continua-t-elle en la suivant dans la cuisine. Dans son emportement, elle n’avait même pas remarqué la piètre allure de Cheryl : teint blafard, cheveux en bataille, il était évident qu’elle avait passé une soirée beaucoup trop arrosée et qu’elle le regrettait ce matin. Elle repensa à son lapsus « nous doit des explications »… elle espérait que Cheryl ne chercherait pas à faire de lien entre ce « nous » et l’appel qu’elle venait de recevoir. Mais Liv s’inquiétait probablement pour rien… Même si elle craignait dévoiler son secret de la sorte. Elle s’en voulait énormément de cacher sa relation à sa meilleure amie mais elle s’en voudrait encore plus si elle le dévoilait de la sorte.
Je suis désolé de t’avoir inquiété, j’avais besoin de faire le vide dans ma tête après ma « réunion de famille » et je n’ai pas vu l’heure passée. Je voulais te prévenir, mais j’ai oublié mon téléphone en boite de nuit et … Alors que Cheryl tenta des excuses vaseuses, ses paroles furent entrecoupées par des haut-le-cœur, ce qui expliqua rapidement ce qu’elle entendait par « se vider la tête ». Liv regardait jusque là Cheryl de manière peu satisfaite mais elle changea vite de regard et de ton lorsqu’elle la vit courir en direction des toilettes et vomir. Liv s’approcha d’elle et se tint dans l’encadrement de la porte… Elle se tut et s’en voulut de s’être emportée de la sorte. Plutôt que de s’embourber dans des excuses débiles… elle la laissa donc tranquille, vint s’asseoir à côté d’elle, sécha les larmes qui coulaient sur une de ses joues et lui passa la main dans le dos tout en la regardant avec compassion.
Désolée… lui dit-elle doucement. Tu veux que j’aille te chercher un verre d’eau ? Liv avait compris ce qu’il s’était passé et avait enfin réalisé, une fois la colère passée, que cela ne servait à rien d’accabler Cheryl. Elle fixa alors sa priorité sur consoler Cheryl tout de suite. Elles parleraient de la soirée plus tard si Cheryl voulait bien en parler. Pour le moment, il fallait sauver le soldat Cheryl en lui administrant de l’eau, de l’aspirine, une bassine et du repos. Liv partit alors dans la cuisine pour lui donner un verre d’eau ainsi qu’un plaid qu’elle disposa autour de ses épaules car elle avait remarqué que celle-ci grelotait.
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Message(#) Sujet: Re: #666 - une longue nuit (Cheryl & Liv) Jeu 10 Aoû - 23:32



une longue nuit
Liv & Cheryl

Je vomissais mes tripes comme la fille pitoyable que j’étais. Car je l’étais pour m’être bourré la gueule et d’être tombé sur la seule personne de cette putain de ville que je ne voulais pas voir. Que dis-je du monde. Car avec toutes les boites de nuit existant à Weymouth, les plus luxueuses que les autres, il a fallu qu’il choisisse la boite de nuit où je m’étais lâchement réfugié comme terrain de chasse ? Un haut-le-cœur me prit à nouveau et je laissais évacuer tout ce que j’avais dans mon estomac dans la cuvette de nos WC. Liv devait me trouver pathétique, c’était certain. Il était très rare qu’elle voie finir dans cet état. La dernière fois qu’elle m’avait retrouvé endormi sur les cuvettes de notre WC, c’était parce qu’on avait été à la mise en terre de ma sœur. Et quoi de mieux que de l’alcool pour passer la tristesse ? Des personnes diraient qu’il y avait bien d’autres moyens pour soulager sa peine. Mes parents m’auraient tué s’ils avaient appris que le soir même de l’enterrement de Cléa, je m’étais enfilé une bouteille de vodka à moi toute seule après m’être échappé de la présence de Mathéo et Liv. Je me souvenais de leur avoir dit que j’avais besoin d’être seule pour digérer tout ça. Que même, si Cléa était la petite sœur de Mathéo, elle était avant tout ma jumelle. Les jumeaux avaient ce lien si spécial que j’avais tant de fois hait dans ma jeunesse. Il était très rare qu’elle voie finir dans cet état. Je m’étais trompé. Lourdement trompé. Putain. Un nouveau haut le cœur me prit et je baissais une nouvelle fois ma tête dans la cuvette des toilettes. Même morte, ce lien était encore bien présent. La. Vivant alors que Cléa était morte. C’était ça le pire dans l’histoire. Il me rappelait que j’avais perdu ma moitié. Ma lumière. Et si ce n’était pas suffisant, tout le monde me faisait rappeler qu’elle n’était plus là. À commencer par ma famille. Je ne leur en voulais pas. Ils avaient perdu un enfant. Tous les parents espéraient partir en premier et non leurs enfants d’abord. Et le plus douloureux pour eux était de me voir. Car me voir signifiait revoir Cléa. Être jumeaux avait certains avantages, mais pas quand il était question de la mort. Ils essayaient de ne pas le montrer, mais je le savais. Je le sentais qu’ils me regardaient nostalgiquement et réprimaient à chaque fois de pleurer en ma présence. C’était pour ça, que j’allais peu les voir. Pour les éviter de jouer le jeu. De camoufler leur souffrance. Et par la même occasion ça m’évitait de me sentir coupable. D’être encore vivante alors qu’elle n’était plus là. C’était elle la fierté de notre famille même s’ils disaient le contraire. Elle était parfaite, l’enfant attendu par tous les parents. Attendu aussi par les anges vu qu’ils nous l’avaient enlevé bien trop tôt.

Et je devais oublier ça. C’était à cause de ça que je me retrouvais en ce moment même dans mes toilettes avec Liv qui me caressait les cheveux pour me calmer. C’était à cause de ça que j’avais fini dans son lit. Ma tête tomba lourdement sur mes toilettes au souvenir de sa vision quand je m’étais réveillé dans le même lit que lui. Même si j’avais le sentiment qu’on n’avait rien fait, j’avais été choqué d’y être dedans. Encore plus quand je me suis souvenu que c’était moi qui avait tout fait pour qu’aucune autre femme le drague au point de m’inventer une grossesse imaginaire. Qu’est-ce que je pouvais avoir de l’imagination quand j’étais jalouse… non bourrée, je voulais dire. Oui, c’est ça. Bourrée. Pas jalouse. Non. Car si j’étais jalouse, ça voudrait dire qu’Enzo Spencer ne me laissait pas indifférent. Qu’il me plaisait. Et ça, je ne pouvais pas me l’admettre. Comme un souvenir où j’avais franchi la barrière de nos lèvres pour l’embrasser. En premier. Je fermais les yeux en essayant de calmer mon mal de tête. J’avais l’impression qu’une fanfare raisonnait dans ma tête. Ah moins que ça soit un cirque ou les deux. Ça me faisait horriblement mal. Putain, ça ne m’avait pas manqué. Mais je le méritais. Liv devait aussi le penser, car elle s’était tu en me voyant courir jusqu’aux toilettes après que j’aie esquivé ses questions. Je me rappelais vaguement qu’elle disait que je lui devais des excuses ah moins qu’ils disent à nous. Ma tête me faisait mal et me faisait bousculer les paroles qu’elles m’avaient sorti. Mais rien n’y fait. Ma gueule de bois gagnait cette bataille et certainement la guerre fut les nombreux verres que j’avais enchaîné hier soir. Détail qui me fit une nouvelle fois vomir.

A force de vider mon estomac, j’allais finir par avoir le goût de ma bille dans la bouche. Je serrais les dents tentant par là de calmer mes sautes d’estomac. Liv eu la bonne idée de me caresser le dos et d’essuyer les larmes qui coulaient sur mon visage. Celle de fatigue. De tristesse. De honte. Un peu des trois certainement. Par ce geste, comme si ma meilleure amie avait une baguette magique, elle calma peu à peu le lave-linge qui avait pris possession de mon estomac. Enfin. Ça faisait du bien. Je fermais les yeux en posant ma tête sur la cuvette. Le contact était froid comme la pièce, mais ça me faisait du bien. J’entendis au loin la voix de ma meilleure amie. « Désolée… tu veux que j’aille te chercher un verre d’eau ? » et je hochais la tête pour lui dire que oui. Pas que je ne pouvais pas parler. Mais j’avais peur que si j’ouvre une nouvelle fois la bouche que mon ventre en profiterait pour que je vomisse une nouvelle fois. Et j’en avais plus que marre de vomir. Des frissons parcoururent mon dos quand je sentis la chaleur d’un vêtement sur mes épaules. J’avais oublié la tenue que j’avais mise hier soir et je me souvenais vaguement des regards examinateurs des personnes que j’avais vues en rentrant chez nous. Je soupirais et me reculais de mon ancien ami. Il le redeviendrait la prochaine fois que je me mettrais une cuite car je le savais. Il y en aura une prochaine. Et il le savait lui aussi. Avec le peu de force, qui me restait, je me levais et attrapais le verre que me tendait ma meilleure amie.

Un sourire pour un remerciement et j’avalai cul-sec mon verre d’eau. Ça changeait des nombreux et incalculables whiskys que j’avais bus cul-sec hier. L’eau me faisait du bien et je poussais un soupir de soulagement en réajustant le plaid que j’avais sous mes épaules. Je calais une de mes mains contre le mur signe que les effets de l’alcool étaient toujours là. J’avais besoin de m’asseoir. Et Liv le comprit aussitôt vu qu’en moins de temps d’appeler son prénom (et son prénom était très court), mes fesses reposaient sur le matelas de mon lit. Ma robe enlevée, j’avais mis le premier pyjama qui reposait sous mon oreiller me fichant pas mal qu’il était rose avec des petits-pois dessus. Merci Mathéo pour faire des cadeaux pourris avait dit Liv quand elle avait vu mon pyjama. Mais je l’aimais bien. Certes, il n’avait rien de sexy, mais il était très confortable. Le confort avant la beauté. L’alcool disparaissait petit à petit, merci vomissement et je baissais la tête sur mes mains quand Liv ajusta ma couette pour me la remonter. Comme l’aurait fait une mère pour son enfant. Dans ce genre de situation, Liv se comportait comme telle. Elle qui avait passé tant d’épreuves auparavant était devenu une adulte forte et indépendante. Et cette force de la nature, je l’avais inquiété. Blessée. Elle me l’avait dit ou plutôt hurler. Et je m’en voulais horriblement. « Je suis vraiment désolé de t’avoir inquiété. Si j’avais su que ton shooting s’était terminé plus tôt, je t’aurai attendu à l’appartement plutôt que d’aller me saouler dans la première boite de nuit de Weymouth. Je préférais ça plutôt que de voir Mathéo, car je sais qu’il m’aurait empêché d’y aller. Qu’il aurait voulu m’aider et c’était la dernière chose que je voulais... qu’on m’aide. Je voulais juste oublier que Cléa est morte alors que moi, je suis toujours là. et que mes parents me le rappellent à chaque fois qu’ils posent les yeux sur moi. Je sais que ce ne sont que des mots, mais je suis vraiment désolé Liv. » Je levais la tête pour la regarder dans les yeux. Elle avait une tête horrible comme devait être la mienne. Elle s’était vraiment inquiétée au point de n’avoir pas dormi. A cause de moi. J’esquivai un piètre sourire qui se voulait amuser alors que je posais mes mains sur ma couette. « Tu as une tête horrible Liv, tu ne devrais pas faire la compétition avec moi si tu veux gagner. » Cette dernière commençait déjà à s’écarter de mon lit voulant certainement que je dorme. Et malgré la fatigue qui m’habitait, merci lavage d’estomac, je ne voulais pas dormir. Du moins, pas encore. J’arrachai ma couette où j’étais allongé dedans comme signe d’invitation pour ma meilleure amie. « Tu veux bien rester avec moi s’il te plaît ? Tu aurais le droit à tout ce que j’ai fait hier et ma glace préféré Ben & Jerry, tu sais à quel point je l’adore cette glace Liv. Tu ne peux pas refuser une telle offre surtout si je te dis être tombé sur Enzo Spencer hier soir. » Les ragots. Les hommes. La meilleure glace qui existe au monde. Le trio parfait pour que Liv cède à ma demande. Surtout, elle savait à quel point Enzo Spencer comptait à mes yeux. Enfin façon de parler. Ne voyez rien de plus que ça hein ? OK ?



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Amène ton amour bébé, j’apporterai ma honte. Amène les médicaments bébé, j’apporterai ma douleur. Mon cœur sera là, mes cicatrices seront là. Amène les verres bébé, j’apporterai à boire. Amène ton corps bébé, je t’apporterai la gloire. Et ce sont mes putains de mots aussi. Putain, laisse-moi t’aimer.
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Message(#) Sujet: Re: #666 - une longue nuit (Cheryl & Liv) Sam 2 Sep - 11:20

Cheryl Mackinlay & Liv Williams
une longue nuit

Liv, comme à son habitude avait accueilli sa meilleure amie sous une pluie de reproches vociférés à travers l’appartement. Chose qu’elle regrettait maintenant, observant Cheryl la tête appuyée contre la cuvette des toilettes, dans un piteux état. Elle réagissait toujours au quart de tour, contrôlant difficilement ses émotions mais elle était avant tout quelqu’un de très empathique. Elle s’était tellement inquiétée pour elle qu’elle n’avait pas pu s’empêcher de lui hurler dessus pour lui faire savoir. Comme le ferait une mère. Et c’est ainsi qu’elle ravala sa colère et s’empressa de prendre soin de sa meilleure amie, qu’elle était avant tout heureuse de voir réapparaître, qu’importe son état.
Elle lui apporta pour commencer un verre d’eau afin qu’elle puisse se réhydrater. Cheryl avala celui-ci cul sec. Hum, vas-y doucement quand même, sinon tu vas encore passer un peu de temps ici… lui dit-elle en grimaçant légèrement. Eprouvée, Cheryl se releva et partit s’installer rapidement dans son lit sans que Liv eut le temps de l’aider à se déplacer. Cheryl se tenait aux murs de l’appartement et vacillait. Elle avait l’impression d’assister aux premiers pas de Bambi. Elle l’observait en grimaçant légèrement. Elle connaissait cette sensation de lendemain de soirée beaucoup trop arrosée. Ce mélange de honte, de mal-être et de fatigue faisait regretter instantanément la soirée de la veille. Surtout lorsque la soirée avait pour thème « boire pour oublier mon malheur ». Celui-ci était souvent encore plus présent le lendemain.
Liv suivit donc Cheryl dans sa chambre et se tint près d’elle, à côté de son lit, où Cheryl lui présenta ses excuses. Elle semblait s’en vouloir énormément, ce qui fut encore plus culpabiliser Liv. Elle avait été bête de lui avoir hurlé dessus de la sorte. Si Cheryl avait ainsi fui et n’était pas rentrée, il était évident que ce n’était que parce que la visite au cimetière était encore trop dure pour elle. Elle n’avait toujours pas fait son deuil, Liv le savait bien. Quelle idiote, lui crier dessus en lui reprochant son comportement ne risquait pas de l’aider dans un moment pareil. Cheryl, à présent allongée dans son lit commença à lui raconter une partie de sa soirée. Elle était partie boire et avait fini en piteux état. Non mais moi aussi je m’excuse… je suis désolée de t’avoir hurlé dessus comme ça. C’était pas juste de ma part mais j’étais vraiment inquiète. et elle eut envie d’ajouter que les appels de Mathéo n’avaient pas aidé à la calmer. Lui aussi était très inquiet. Ayant déjà perdu une sœur, il s’en voulait et se sentait coupable d’avoir laissé Cheryl fuir. Il était dépassé par les événements et ne savait plus comment se comporter avec sa sœur, il se sentait impuissant et ne savait pas comment l’aider. Ce que Cheryl raconta d’ailleurs à Liv. Elle remarquait que son frère voulait l’aider et cela l’insupportait par moment. Cheryl… tu n’y es pour rien. Tu ne dois pas t’en vouloir d’être en vie et pas ta sœur. Personne ne t’en veut. Tu n’as pas à culpabiliser. Tu n’y es pour rien. Vraiment.   lui dit-elle d’une voix douce, émue par ses déclarations. Liv était une grande sensible et la situation que traversait Cheryl l’attristait énormément. Elle aussi ne savait pas vraiment comment l'aider à traverser cette épreuve douloureuse. Elle essayait avant tout d’être présente pour elle et de la rassurer mais cela n’était pas facile. Que pouvait-on dire à une personne ayant perdu sa sœur jumelle? Si ce n’est que le temps guérit tout. Mais même cette phrase est insupportable à entendre, elle paraît tellement peu crédible, égoïste et injuste à un certain stade du deuil.
Les deux jeunes femmes étaient toutes les deux épuisées et cela se voyait. Toutes les deux en pyjamas, ébouriffées et les cernes marqués, elles étaient presque méconnaissables. Cheryl essaya de détendre la situation en disant à Liv qu’elle avait une sale tête. Liv rit. Hé, t’as pas honte de me dire ça ? C’est de ta faute je te signale. T’as pas honte d’enlaidir ta meilleure amie qui gagne de l’argent purement grâce à son physique ?! En fait, t’es jalouse, c’était un plan pour que je devienne moche c’est ça ? dit-elle en riant. Liv plaisantait bien évidemment. Mais cela lui faisait du bien de voir Cheryl vouloir rire. Et attends, je vais cacher les miroirs de l’appart parce que là si tu te vois, tu vas prendre peur ! Donc t’inquiètes, tu me bats.
Alors que Liv s’écartait du lit de Cheryl afin de la laisser se reposer tranquillement, celle-ci leva sa couette pour que Liv la rejoigne. Cheryl lui proposa une offre qu’elle ne pouvait pas refuser : confidences, glace et un potin croustillant. Alors qu’elle prononça le nom « Enzo Spencer », Liv ouvrit grand les yeux et la bouche et s’installa aussitôt à côté de Cheryl et tira la couette sur elle. QUOI ?! Enzo Spencer… Oh non…. Qu’est-ce-que t’as fait ??? Liv adorait ce genre de moments qu’elle passait avec sa meilleure amie. Elle avait l’impression d’avoir 15 ans de nouveau. Depuis tout ce temps, elles avaient gardé cette habitude de se raconter leurs joies et malheurs bien souvent au lit autour d’un bon pot de glace. Et maintenant, les garçons prenaient de plus en plus de place dans leurs histoires à se raconter. Même si Liv gardait un grand mystère autour d’un garçon loin d’être un inconnu pour Cheryl. Mais là, il y avait plus important, Cheryl avait croisé Enzo et Liv se demandait vraiment ce qu’il avait pu se passer. Elle était toute excitée et avait été prise aussitôt d’un regain d’énergie. Elle regardait sa meilleure amie droit dans les yeux. Raconte tout et après je vais chercher la glace! Je peux pas attendre là!
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#666 - une longue nuit (Cheryl & Liv)

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