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 (hazel) murmures de rêves confus.

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☰ date d'inscription : 27/06/2017
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Message(#) Sujet: (hazel) murmures de rêves confus. Dim 2 Juil - 23:55





HAZEL & MILAN.

Murmures de rêves confus.


Vingt-trois heure trente. Tu sors de la galerie, vidée de tous ces riches un peu snobs. Tu laisses les autres ranger le bordel que les visiteurs ont su mettre. Tu pourrais les aider. Mais tu n’en as pas envie. Passer derrière les autres pour nettoyer leur merde, c’est pas ton truc. T’as pas les mains faites pour ça.
Ça a été une bonne soirée. Une très bonne soirée, même. Blindée de bons tableaux et de bons artistes. Des gars qui savaient vendre leurs trucs ; t’as même pas franchement eu à faire ton boulot et à les mettre en avant. Tu t’es presque contenter de boire et de noter les ventes. Tu as passé le temps, discutant avec un mec. Belle gueule, beau cul. T’as pensé pouvoir le ramener avec toi, à la fin de la soirée. Mais le con était juste un allumeur. Peut-être un mec en mal d’amour ou de sensations nouvelles. Et il t’a planté, repartant au bras de sa femme. En ayant l’audace de t’adresser un dernier sourire en passant la porte. Tu ne le lui as pas retourné.
Enfin. Tu as vendu. Beaucoup. Et il n’y a rien de mieux pour t’arracher un sourire. De la satisfaction. Pure. L’argent, ça t’a toujours fait cet effet. Tu y es habitué, pourtant. Mais tu te délectes à chaque nouveau billet gagné. Tu te délectes souvent, en fait.
Tu respires l’air, de l’extérieur. Un peu frais. A pleins poumons. C’est dans ces moments-là que tu te sens vraiment vivant. Puissant. T’as un peu l’impression que le monde t’appartient. Et, Dieu !, oui, bien sûr qu’il t’appartient !
Tu marches dans cette rue, un peu agitée. Tu n’arrêtes ton regard sur personne ; ils sont trop bruyants pour être attirants. C’est l’heure où les gens commencent à se retrouver et à prévoir, ensemble, le déroulement de leur soirée. Tu évites les groupes. T’as pas envie de bruit, ce soir. Tu vas te contenter d’appeler un ami et de fêter ça, avec lui. Tu ne penses même pas qu’il puisse avoir autre chose de prévu. Ça ne t’effleure pas. Si c’est le cas, il annulera. Comme d’habitude. Tu passes en premier. C’est normal.
Tu allumes une clope. Et tu composes le numéro de cet ami. Un des seuls. Rare. Pour ne pas dire l’unique.

« On s’rejoint chez moi ? J’t’offre un verre ! »

Tu lui dis, sans salutations. Pas besoin de ça, entre vous. Il te dit qu’il est occupé. Qu’il est avec quelqu’un. Tu plisses ton nez, ça ne te plait pas vraiment. Alors tu insistes. Tu sais qu’il cédera. Il cède toujours. Toujours. Et s’il bataille, c’est juste pour la forme. .

« Allez, chéri ! J’ai bien vendu. Fête ça avec moi. J’te laisse pas l’choix ! » ; tu ajoutes.

Et, très vite, tu entends sa voix changer et son enthousiasme presque palpable. A la seule idée de passer une soirée avec toi.
Tu tires une longue taffe sur ta clope, et lance :

« Génial. J’serais chez moi dans dix minutes. Bouge ton cul ! »

Et tu raccroches. Tu gagnes à tous les coups. C’est tellement évident. Si simple. Ce n’est même plus une victoire que tu savoures.
Tu lances ta clope, à moitié consumée seulement, dans le caniveau.

Tu aperçois ta voiture. Tu y es presque. Alors tu sors tes clefs et les fait tourner autour de ton doigt. Mais, ton regard dévie. Et se pose sur un homme. Un jeune homme. Un beau brun un peu trop maigre. Un nouveau. Tu ne l’as jamais vu. De la chair fraîche. Une proie à l’air facile. Pour le prédateur que tu es. Il semble à la fois assuré et perdu. Tu ne sais pas ce qu’il cherche, ou ce qu’il attend. Mais tu sais très bien ce que tu as envie de lui proposer. Tes yeux accrochent les siens. Tu le fixes, intensément. Et tu t’approches de lui, en mordillant doucement ta lèvre.
Démarche assurée. Quelques enjambées mesurées. Et te voilà tout près. Très près. Peut-être un peu trop près. Tu ne le lâches pas des yeux. Tu essaies de faire passer dans ton regard toutes ces choses que sa seule vue t’inspire. Et tu lui offres l’un de tes sourires séducteurs.

« T’es pas un peu jeune, pour être encore dehors, à cette heure ? »

Empreint d’une certaine euphorie, stimulée par ta bonne humeur, tu pourrais l’embrasser. Ici et maintenant. Tu pourrais lui faire bien d’autres choses, aussi. Sa peau appelle tes mains. Tu l’entends. Tu penses qu’il n’aurait rien contre. Bien au contraire. Tu te trompes rarement.

« Tu cherches quelque chose ? Ou… quelqu’un, peut-être ? »



© S a n i e
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Message(#) Sujet: Re: (hazel) murmures de rêves confus. Sam 8 Juil - 19:02




Solitude dans cette grande maison. Silence pesant et irritable, où seuls les bruits fantômes des appareils électroménagers résonnent dans un bruit de fond incessant. Le tic-tac de l’horloge de la cuisine interrompant la moindre pensée. Nuit qui commence à tomber sur le reste de la ville, voile sombre et parsemé d’étoiles qui se dépose sur le ciel. Le téléphone sonne quelques secondes, la voix dans le combiné ne cesse de s’excuser. De fausses excuses n’atteignant pas le cœur de l’interlocuteur que tu es. Des prétextes que tu as entendu trop de fois, trop longtemps. Trop. Tu raccroches sans même avoir dit un mot, n’en voyant pas l’utilité de toute manière. Peu importe ce que tu aurais pu dire, cela n’aurait rien changé à cette situation que tu désapprouves, que tu détestes, que tu hais. Maladroitement, tu reposes le combiné sur sa base et te traînes jusque dans la cuisine, à la recherche d’un plat que tu pourrais juste foutre au micro-ondes ou bien d la mal-bouffe. Pourtant, ni le réfrigérateur ni les placards ne semblent d’avis à t’offrir ce que tu recherches. Grognement sourds tandis que tu claques la porte du-dit frigo. Tu ressens le besoin de sortir, de changer d’air. Tu ne peux plus rester enfermé dans cette maison vide, pas plus que tu ne peux rester le ventre vide plus longtemps. Mais tu sais que c’est une nouvelle soirée où aucun aliment ne pourra passer le seuil de tes lèvres, l’estomac bien trop noué à l’idée de passer une nuit de plus sans une présence rassurante dans la pièce d’à côté. Tu pousses un long soupir alors que tu refermes les portes du domicile familiale derrière toi. Tu laisses tes jambes et tes pieds te mener au centre-ville, sans réellement de but. Petite boîte rectangulaire que tu sors de la poche de ta veste, tube de nicotine, cigarette, tube de cancer que tu glisses entre tes lèvres et que la flamme de ton briquet s’empresse d’embraser.

La fumée se fraye un chemin jusqu’à tes poumons, y déposant une fine particule nocive. Seul. Toujours seul. Tu ne tires personne avec toi dans cette grande rue, tu n’appelles personne, n’invites personne. Tu te contentes de t’adosser au poteau d’un grand lampadaire, illuminant la rue de sa lumière jaunâtre. Le tabac se consume toujours entre tes doigts. Tu recraches un nuage blanc, qui s’envole au-dessus de ton être. Une latte. Un autre. Puis une autre. Tu accueilles la chaleur dans le fond de ta gorge avec indifférence. Fumer est devenu une habitude. Mauvaise habitude qui ne semble pas te poser le moindre problème. Tu observes les hommes et les femmes sortirent des bars, rentrer dans les boîtes de nuit alentours. Appuyé nonchalamment contre l’éclairage citadin, tu passes inaperçu. Tu ignores encore si c’est une bonne, ou au contraire, une mauvaise chose. Mais tu es là. Sans réel but, sans réelle envie de faire quoique ce soit, si ce n’est être dehors, comme si tu étais libre. Seize ans, et tu sembles déjà enfermé dans un cocon, dans un cercle vicieux, une tempêtes d’émotions, de sentiments que tu ne contrôles pas. Peur de ne jamais être heureux, peur de ne te satisfaire que de bonheurs factices, ou de déceptions. Une voix un peu plus loin. Un son qui te fait tourner la tête vers sa provenance. Tu le jauges du regard, l’observes avec attention. Il ne semble pas encore avoir remarqué ta présence. Cigarette sur le bout des lèvres, tu tires la dernière taffe alors qu’il s’avance vers toi. Pas rapide, prestance digne. Regards croisés. Yeux dans les yeux. Tu accueilles sa venue ainsi que sa question en lui recrachant la fumée au visage. Tes pupilles s’impatientent sur sa bouche étirée par un sourire charmeur. Deuxième interrogation pour laquelle tu fais non de la tête. « Rien, ou personne, en particulier. » Ta langue humidifie tes lèvres asséchées par le vent et le tabac, abîmées par tes dents. Tu penches la tête sur le côté, tes yeux glissant sur son corps malgré toi.


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